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Hormones et humeurs: les hauts sans les bas

Hormones et humeurs: les hauts sans les bas
Mes hormones influencent mon humeur, mon humeur influence mes hormones… la bonne nouvelle, c’est que nous ne sommes pas obligées de subir cette tyrannie sans ciller. Pistes pour améliorer notre petite chimie intime.

Les moyens naturels de booster notre optimisme en agissant sur nos hormones sont nombreux. Focus sur les 5 hormones principales qui jouent un rôle clé dans la régulation de nos humeurs.

L’œstradiol, clé de la féminité

À quoi ça sert? En plus d’être responsables des caractères sexuels féminins, les œstrogènes, et en particulier l’œstradiol, nous aident à profiter de la vie sous toutes ses formes, en stimulant joie de vivre, enthousiasme et désir sexuel.

Du coup, une baisse du niveau d’œstrogènes se traduit par de la pâleur, une sécheresse buccale et oculaire, une peau fine et déshydratée… À ces symptômes physiques s’ajoutent une diminution de la libido, un manque d’entrain et une tendance à voir les choses en noir.

Qu’est-ce que je fais? J’augmente ma consommation de protéines et de «bonnes» graisses, je réduis la caféine et les boissons sucrées, je prends de la vitamine B6, je me détends et, si je suis habituée à une activité physique très intense, je lève le pied. Moins de sport? C’est une blague? Eh bien non! On sait depuis les années 1980 que, chez la femme, l’excès d’exercice fait chuter le taux d’œstrogènes et peut être une cause d’aménorrhée. À éviter absolument.

La progestérone, essentielle à la sérénité

À quoi ça sert? Produite par les ovaires dans la deuxième moitié du cycle menstruel, la progestérone apporte calme, paix intérieure et sentiment de bien-être.

Si vous en manquez, certains signes doivent vous alerter: vous avez les seins et le ventre gonflés pendant la deuxième moitié du cycle, vos règles sont douloureuses et ces symptômes physiques s’accompagnent d’anxiété et d’irritabilité.

Qu’est-ce que je fais? J’augmente les protéines animales dans mes menus, je privilégie les aliments riches en magnésium et en vitamine B6 (thon, saumon, œufs, légumineuses), je lutte contre le stress, qui diminue la production de progestérone.

La testostérone, booster de confiance en soi

À quoi ça sert? Bien qu’associée à la virilité, elle est importante aussi pour les femmes, dont elle stimule la libido et réduit la cellulite. De plus, elle procure confiance en soi, énergie et audace et augmente la résistance au stress.

Un déficit en testostérone affecte donc particulièrement le physique et l’humeur: cellulite, petites rides verticales autour de la bouche et cheveux raréfiés sur les tempes, rayon physique. Hyperémotivité, tendance à craquer très (trop) vite face aux difficultés, peur des décisions et libido en berne, sur le plan psychique.

Qu’est-ce que je fais? J’augmente ma consommation de protéines, j’évite l’alcool et la caféine, je me méfie des céréales complètes et, si je prends des bêtabloquants ou des contraceptifs oraux, je réévalue mon traitement avec mon médecin.

Le cortisol, le secret de l’énergie et de la combativité

À quoi ça sert? Produit par les glandes corticosurrénales à partir du cholestérol, le cortisol donne la force et l’efficacité nécessaires pour faire face aux stress et traumatismes en tous genres.

Une personne non carencée en cortisol est résolue et combative, sait se mettre en avant, s’adapte facilement aux situations nouvelles et garde la tête froide dans les difficultés. Si vous résistez mal au stress, si vous êtes nerveuse, pessimiste, irritable, si vous avez tendance à jouer les victimes, à avoir des crises de colère, d’anxiété et de panique… vous manquez probablement de cortisol.

Qu’est-ce que je fais? J’opte pour le «régime paléolithique» (fruits, légumes, poisson, œufs et volaille), je change de contraception (les contraceptifs oraux réduisent l’activité du cortisol) et surtout je m’expose à la lumière du soleil, en particulier le matin. Un truc qui marche: le réveil lumineux ou simulateur d’aube.

L’ocytocine, à la base de l’attachement

À quoi ça sert? L’ocytocine nous accompagne dès le début de notre vie: c’est elle qui stimule les contractions de l’utérus pendant l’accouchement et rend l’allaitement possible. Mais elle joue également un rôle essentiel dans le développement de l’attachement entre la mère et l’enfant et, plus largement, entre les individus. Affections familiales, sympathie, amitié, amour… l’ocytocine est partout. Et ses effets sont plus prononcés chez la femme, car ils sont renforcés par les œstrogènes.

Si vous êtes timide et peu sociable, dénuée de curiosité et d’audace, il est probable que vous en manquiez. Et c’est sans doute également le cas si vous avez du mal à vous détendre au quotidien ou… si la perspective de faire l’amour avec un nouveau partenaire est pour vous plus effrayante que jubilatoire. Les effets de l’ocytocine dans l’organisme sont si nombreux qu’ils sont représentés sous la forme de «l’arbre de l’ocytocine». Mais le plus important, pour votre humeur, est la réaction calme-et-contact (opposée à la réaction lutte-ou-fuite typique du stress) caractérisée par l’abaissement des hormones du stress, l’apaisement et les relations harmonieuses.

Qu’est-ce que je fais? «Je touche et je me laisse toucher»: la recherche récente montre qu’un toucher agréable active la réaction calme-et-contact évoquée plus haut. Ce n’est pas pour rien que, dans les services de néonatalogie, on laisse désormais les prématurés passer plusieurs heures par jour «peau à peau» avec leurs parents! Je multiplie donc les contacts physiques avec ceux que j’aime — 20 secondes de câlins et l’hypophyse envoie dans le sang une bonne dose d’ocytocine —, je laisse mon chien me couvrir de coups de langue baveux et bien sûr je fais l’amour (une dose massive d’ocytocine est relâchée dans le corps au moment de l’orgasme)! De plus, un massage, un bon repas (bien manger est une forme de massage interne!) ou une séance de yoga peuvent faire monter le taux d’ocytocine.