Marie Honnay nous présente chaque mois une initiative locale qui la fait vibrer. En septembre, Erratum hausse les couleurs africaines.

LA CRÉATRICE: SIRÉ KABA

Comment porter des vêtements ethniques sans avoir l’air déguisée ? « La force du wax, c’est son infinité de motifs et de combinaisons chromatiques. Évitez le total look, craquez pour une pièce simple que vous pourrez facilement enfiler pour aller travailler : une robe-chemise combinée à un joli sac en cuir, par exemple. »

La femme derrière la marque ?

Siré Kaba, une designer belge d’origine guinéenne qui vient de remporter l’un des prix du concours « Les Meilleurs 2020 » organisé par l’émission C’est du Belge sur la Une télé. La force de ce label fondé en 2016, c’est son ancrage fashion, mais aussi le message social véhiculé au travers des vêtements. En valorisant les tissus africains, Siré Kaba — qui est aussi chargée de communication pour le CPAS de Molenbeek — souhaite casser les clichés et, à sa manière, inverser le cours de l’Histoire. D’où le choix du nom, Erratum, qui souligne son envie d’ouvrir le débat, de dépasser les nombreux clichés accrochés à la culture africaine et d’inviter les Européennes à porter du wax en toute liberté.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Erratum (@erratum.fashion)

Voici le contenu inséré d'un réseau de médias sociaux qui souhaite écrire ou lire des cookies. Vous n'avez pas donné la permission pour cela.
Cliquez ici pour autoriser cela de toute façon

Pourquoi je craque ?

Si j’ai choisi de récompenser Siré Kaba en lui accordant ma voix lors de ce concours pour lequel j’étais juré, c’est qu’Erratum est bien plus qu’une énième marque de mode. C’est une vraie réflexion sur la notion de lien social. Chaque pièce du label est produite en petite série dans un atelier bruxellois de réinsertion par le travail où se côtoient Bruxellois francophones et néerlandophones, mais aussi Syriens, Africains… Chaque vêtement Erratum correspond à un moment de la vie personnelle de Siré. Les robes très simples créées il y a cinq ans, à l’époque où ses deux filles étaient encore petites, font désormais place à des pièces plus féminines. Preuve que la vie d’une femme (et d’une créatrice de mode) est tout sauf linéaire.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Erratum (@erratum.fashion)

Voici le contenu inséré d'un réseau de médias sociaux qui souhaite écrire ou lire des cookies. Vous n'avez pas donné la permission pour cela.
Cliquez ici pour autoriser cela de toute façon

La pièce à s’offrir absolument ?

Pour terminer l’été sur une note un peu sexy, je craque pour la robe en wax Labadi, dont le nom est un clin d’œil à une plage du Ghana. J’adore aussi les kimonos et les immenses cabas décorés de messages féministes et antiracistes. L’hiver prochain, on succombera à la magie des manteaux en pagne tissé ou des robes en indigo aux formes simples et fonctionnelles. Erratum, c’est une ode à la magie de l’Afrique, un continent qui se définit notamment au travers de la richesse de ses tissus originaires du Sénégal, de Guinée, de Tanzanie ou encore de Côte d’Ivoire.