Nous n’aimons pas parler de nos finances, mais quand c’est anonyme, on a mille choses à dire. Les résultats de notre grand enquête sur les femmes et l’argent révèlent les dessous de nos sous. Une question particulièrement délicate étant donné le contexte actuel de la crise du Covid-19, qui a un impact considérable sur notre portefeuille.

Plus ou moins de pouvoir d’achat ?

Le virus est arrivé comme un voleur dans la nuit. D’un jour à l’autre, notre vie s’est arrêtée. L’impact du virus sur les revenus et les dépenses est très grand pour certaines femmes. 10 % des répondantes ont été temporairement au chômage et près de 3 % ont perdu leur job définitivement. 16 % indiquent avoir moins épargné qu’en temps normal. Mais plus de 25 % des femmes affirment avoir pu épargner plus : celles qui n’ont pas souffert d’une perte de revenus n’ont quasiment rien dépensé en sorties, restaurants ou activités culturelles. Élément notable : plus les femmes sont âgées, plus grand est l’impact de la crise sur leur budget. Cette période aura vraisemblablement aussi un effet à plus long terme. Un quart des femmes interrogées réfléchissent plus longtemps avant de dépenser de l’argent.

26 % ont épargné plus pendant la crise du corona 20 % ont vu leur pouvoir d’achat diminuer

PLUS DE BONNES AFFAIRES

La crise du corona a eu un effet considérable sur les prix au supermarché. Tout est devenu 6,6 % plus cher. Une des causes possibles est l’interdiction temporaire de promotions au début, afin d’éviter les comportements de stockage. Selon Test-Achats, un ménage moyen consacre 15 % de ses dépenses aux achats en supermarché, ce qui correspond à environ 5 000 € par an. Une augmentation de 6,6 % revient à 330 €, un montant conséquent.

STRESS ET CORONA

L’Université d’Anvers a organisé une grande étude corona, avec un questionnaire à compléter chaque semaine. Elle a confirmé que le confinement a généré plus de tensions et une plus forte baisse du niveau de bien-être mental chez les personnes qui avaient des problèmes financiers.

‘Heureusement, on a pu mettre le prêt hypothécaire sur pause’

Sabine (44 ans) est photographe indépendante et elle a bénéficié d’une allocation de remplacement. « Celle-ci suffisait tout juste à payer mes frais fixes, me permettant de rester dans un statu quo. Heureusement, nous avons pu mettre le prêt hypothécaire de notre maison en pause pendant six mois. C’est ce qui nous a sauvés. Aujourd’hui, le travail reprend petit à petit, c’est un vrai soulagement. »

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