Du remake d’un classique hollywoodien avec Lady Gaga est Guest star à la fin de vie tumultueuse d’Oscar Wilde, les sorties ciné du mois sont prometteuses en octobre! Découvrez le récap de notre journaliste Juliette Goudot.

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NOS BATAILLES

Romain Duris est bouleversant dans le 2nd long-métrage du Belge Guillaume Senez (Keeper), déployant le combat d’un père ouvrier qui se retrouve démuni lorsque la mère de ses enfants le quitte sans laisser de trace. Sans héroïser à outrance le personnage, Duris et Senez dessinent le portrait juste d’un homme imparfait.

  •  EN SALLES LE 3/10.
02

Le prince heureux

Le classieux Rupert Everett passe derrière la caméra pour incarner l’irrévérencieux Oscar Wilde, saisi ici lors de son exil parisien après deux années passées dans les prisons londoniennes pour «actes indécents». Comprendre son procès pour homosexualité, qui inspira notamment à l’auteur du Portrait de Dorian Gray des textes sublimes inspirés par son amant Lord Alfred Douglas.

  • EN SALLES LE 3/10.
03

I FEEL GOOD

La star Jean Dujardin s’invite chez les Grolandais Kervern et Delépine dans la peau d’un entrepreneur raté et bas de plafond, obsédé par la réussite, dont les retrouvailles avec une sœur cheffe d’une communauté Emmaüs (notre Yolande Moreau) s’avèrent gratinées. Du cinéma d’auteur burlesque, anar et déjanté, où la vraie richesse n’est pas celle que l’on croit.

  • EN SALLES LE 26/9.
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A star is born

Bradley Cooper (devant et derrière la caméra) revisite A Star is Born, un classique hollywoodien inspiré de la vie de John Barrymore avec Lady Gaga dans le rôle tenu en 1957 par Judy Garland et en 1976 par une Barbara Streisand en mode permanente vintage. Cooper modernise l’histoire d’amour en imaginant la rencontre d’un chanteur de country music sur le retour avec une débutante fragile, dont tout le monde aime la voix mais pas le physique. La chanteuse a enregistré live la plupart des titres originaux et ébloui le dernier festival de la Mostra de Venise. Rock’n’glam, quoi.

EN SALLES LE 3/10.

05

Un peuple et son roi

Après L’Exercice de l’État, Pierre Schoeller creuse le sillon du politique et s’ouvre, dans Un peuple et son roi, à la fresque historique en confrontant la figure de Louis XVI (très bon Laurent Lafitte) à celle du peuple de Paris pendant la Révolution. De 1789 à 1793, de la Déclaration des droits de l’homme à la mort du Roi en passant par la fuite à Varennes qui rompt la confiance entre le peuple et le monarque, le film retrace l’émergence d’une conscience politique, traquant les gestes, les images et les figures qui ont fait date. On retiendra les femmes de Paris (dont Adèle Haenel en lavandière engagée), mais aussi les députés (Denis Lavant en Marat et Louis Garrel en Robespierre), sous le regard humaniste d’un artisan visionnaire (Olivier Gourmet). Une belle ambition de cinéma citoyen.

  • EN SALLES LE 26/9.

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