Les city-breaks sympas du week-end deviennent vite moins chouette lorsque l’on sait l’impact de la pollution des grandes villes sur notre corps.

En cause? La pollution de l’air, réel problème depuis plusieurs années, qui est au cœur des discussions parlementaires des membres de l’Union européenne. Une étude publiée par Transport & Environnement démontre que certaines villes doivent revoir leur politique en la matière.

Fumer du smog

Une étude de l’association européenne Transport & Environnement a dévoilé que lorsqu’un touriste visite Istanbul ou Prague sur une période de quatre jours, ses poumons souffriraient autant que d’avoir fumé entre une et quatre cigarettes.

Spécialiste dans l’analyse de l’impact des transports sur le climat, l’environnement et la santé, l’organisation a analysé la qualité de l’air des dix villes les plus populaires pour un city-break en été. Pour ce faire, elle a mesuré le niveau médian de particules fines contenues dans l’air entre le 1er et le 8 août, période de canicule en Europe.

Mauvais élèves

Afin d’être éloquents pour la majorité, les chiffres obtenus ont été convertis en nombre de cigarettes fumées par jour. Ce calcul savant part de l’équation de 22 microgrammes/m3 de particules fines équivaut à fumer une cigarette par jour.

À titre d’exemple, nos voisins parisiens (et tous les touristes) fumeraient deux cigarettes tous les quatre jours. Soit neuf paquets par an, soit 183 cigarettes. Cette proportion est plus élevée à Londres (2,75) et à Milan (3). Les meilleures élèves en la matière sont Barcelone et Dublin, où quatre jours à l’extérieur équivaut à une « seule » cigarette.

Changer la donne

Selon Jens Müller, le coordinateur de l’association Transport et Environnement, les différentes autorités des villes doivent sérieusement prendre en main le problème de la pollution de l’air, si elles veulent éviter une répercussion sur le tourisme.

« Pour l’instant, les touristes, enfants inclus, sont plus ou moins forcés de fumer, si l’on parle en termes d’impact sur la santé »

Warning

Certaines autorités truquent les résultats des stations qui prélèvent les données de la qualité de l’air en les plaçant dans des parcs ou des rues moins passantes. C’est la cas pour la Belgique et la Roumanie, qui se retrouvent mis en procès par la Commission européenne. Une punition peut-être bien méritée si l’on croit l’étude de Transport & Environnement qui affirme que même des petites bouffées d’air pollué peuvent causer de graves dommages au cœur.

Echappez-vous à l’air frais avec nos bons plans: