Le confinement a bouleversé notre quotidien. Du jour au lendemain, le télé-travail est devenu notre routine. Un changement radical qui a une répercussion sur notre santé mentale. Une étude d’IDEWE et de la KU Leuven a estimé les répercussions du coronavirus sur la santé mentale des travailleurs et télé-travailleurs.

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Télé-travail avec les enfants, chômage économique ou toujours au boulot, mais avec la boule au ventre et un masque: le monde du travail est complètement bouleversé depuis le Covid-19. L’IDEWE et la KU Leuven ont donc étudié l’influence du confinement sur la santé mentale des travailleurs. Et les résultats sont plus qu’inquiétants: près de la moitié des travailleurs (48 %) semblent souffrir d’anxiété et de dépression un mois après l’annonce du confinement. Pire encore, ce chiffre grimpe à 56% concernant les travailleurs des secteurs de l’alimentation et de la santé. Ces travailleurs pointent du doigt une trop grande pression (53% estiment être constamment sous pression), un manque de sommeil (lisez ici nos conseils pour s’endormir plus facilement) ou encore un sentiment de déprime (40%).

Alerte procrastination

Il n’y a pas que notre libido qui est en berne (découvrez ici pourquoi le confinement joue sur nos désirs), notre productivité est loin d’atteindre des sommets. D’après l’étude, 4 travailleurs sur 10 estiment être moins efficaces au travail. Une baisse de productivité liée à notre moral, mais aussi à notre situation familiale. Difficile de travailler tout en surveillant ses enfants, encore plus s’ils sont en bas âge« Les travailleurs qui ont des enfants à charge souhaitent à la fois préserver leur efficacité au travail ET assumer leur rôle de parents, mais la situation rend cette combinaison très complexe. Elle s’accompagne de stress et de frustrations »confie Lode Godderis, l’expert interviewé dans le cadre de l’étude.

Les personnes seules avec enfant(s) à charge ressentent le plus souvent de la dépression et de l’anxiété (54 %), talonnées par les personnes en couple avec enfant(s) à charge (49 %) et les personnes seules sans enfant (48 %). « Le plus important est de ne pas en rester prisonnier. Évaluez la situation semaine après semaine et passez des accords concrets à cet égard avec vos collègues et supérieurs hiérarchiques« , recommande l’expert.

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