La tendance du « no bra » a de plus en plus de succès. Mais au fond, peut-on vraiment se passer d’un soutien-gorge au quotidien?

Une étude menée par le professeur Jean-Denis Rouillon du CHU de Besançon révèle que la poitrine se redresse naturellement, sans avoir besoin du maintien d’un soutien-gorge. Comment il en est arrivé à cette conclusion? En mesurant les seins de 130 femmes durant 15 ans.

Un question se pose donc: le fait de porter un soutien-gorge serait-il en réalité une idée reçue? 

Une question de gravité

Lors des premières phases de l’étude, les chercheurs ont observé que les seins des femmes qui ne portaient pas de soutien-gorge étaient bien plus fermes et affichaient moins de vergetures que ceux des femmes qui en mettaient un tous les jours. Armés d’une règle de calcul et d’un calibreur, les chercheurs qui ont participé à cette étude sont arrivés à une conclusion: ce fameux vêtements qui soutient notre poitrine n’empêche pas nos seins de tomber avec l’âge!

Le Professeur Rouillon explique que d’un point de vue médical, physiologique et anatomique, priver notre poitrine de la gravité est une erreur; cela les rendrait même plus mous. Ce constat ne force personne à faire tournoyer son soutien-gorge dans les airs avant de le brûler vif, mais il souligne tout de même l’importance de laisser nos seins vivre leur vie seuls, de temps en temps.

Et la morphologie?

Bien sûr, il est plus simple pour les petites poitrines que pour les plus fortes d’abandonner leur compagnon de soutien quotidien. Les femmes à la poitrine imposante ont bien souvent des douleurs au dos, des problèmes de maintien ou autres, et le soutien-gorge constitue donc un indispensable pour leur santé.

Cependant, il est intéressant de garder à l’esprit que la poitrine se compose de « ligaments de Cooper », soit des ligaments qui forment une espèce de soutien-gorge naturel. Mais voilà, lorsque ces derniers sont remplacés par des artificiels, ils perdent de leur force et de leur tonicité Tandis que s’ils sont stimulés par la loi de la gravité et donc, de la pesanteur, il se développeraient et se renforceraient davantage. L’idéal serait alors de faire un compromis en alternant les jours où on porte un soutien-gorge et les jours où on en porte pas.

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