Le jeûne intermittent se pratique de plusieurs façons. Par exemple en arrêtant de manger entre 18h et 10h le lendemain, plusieurs fois par semaine. Ou bien en se contentant d’un quart de votre besoin énergétique un jour et en mangeant normalement le jour suivant.

Le jeûne intermittent, un vrai secret minceur?

Le nutritionniste: « Je vois peu de valeur ajoutée dans le jeûne, car on ne change pas ses habitudes alimentaires. Ne pas manger pendant un certain nombre d’heures n’a aucun sens, puisque le corps a besoin de carburant. Mieux vaut mincir en mangeant moins, mais équilibré, afin de ne manquer d’aucun nutriment. Et pour ce qui est des effets à long terme du jeûne intermittent sur la santé, la question n’est pas encore documentée. »

Le médecin généraliste: « Il faut être motivé et avoir de la volonté pour pratiquer le jeûne intermittent. Je le conseillerais plutôt aux personnes qui souffrent d’obésité ou de diabète de type 2. Cela étant dit, je pense que l’on peut introduire une formule de jeûne léger, par exemple en sautant le petit-déjeuner et en ne mangeant rien entre 18h et 10 h le lendemain, ce qui aidera votre corps à brûler plus de graisses que de sucre. Ce phénomène s’enclenche déjà trois heures après avoir mangé. La graisse est un carburant plus propre que le glucose, car celui-ci libère beaucoup plus de radicaux libres lors de sa combustion. À condition, bien sûr, de ne pas grignoter entre les repas les jours où vous mangez normalement. »

« Les gens sont sensibles aux nouvelles modes en matière d’alimentation, même quand leur efficacité n’a pas encore été étudiée scientifiquement. »

Le spécialiste anti-vieillissement: « Le jeûne intermittent peut aider à ralentir le vieillissement, avoir un effet positif sur votre insulinorésistance et améliorer votre métabolisme, à condition d’avoir une alimentation équilibrée. Pas question, après un jour de jeûne, de vous ruer sur des frites et des plats en sauce. »

Le chercheur en nutrition: « Les gens sont sensibles aux nouvelles modes en matière d’alimentation, même quand leur efficacité n’a pas encore été étudiée scientifiquement. C’est le cas pour le jeûne intermittent, mais aussi pour les baies de goji, par exemple. Elles ne sont pas plus “magiques” que les framboises ou les groseilles à maquereau, en réalité. Ou le quinoa: il vient de loin, mais à vrai dire, il n’est pas très différent du bon vieux sarrasin de nos grands-mères. Si vous voulez maigrir, il faut manger moins. Point barre. C’est simple, mais pas facile pour autant. »

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