Qualifiée par le New-York Times d’« icône de la contre-culture », elle cumule les nationalités (belgo-franco-suisse), les casquettes (économiste, psychanalyste, historienne) et les pamphlets à succès : Bonjour paresse, Tchao la France, No Kid… Son dernier ouvrage, Gauche Caviar, (publié sur Amazon) est un roman gourmand et dément.

3 raisons de choisir l’autoédition?

L’indépendance x3! L’idée d’envoyer mon texte à des éditeurs parisiens snobinards et d’attendre leur verdict la bouche en cœur comme une fille timide dans un bal à l’ancienne m’a carrément déprimée.

Ce que votre héroïne vous a emprunté?

Le goût du romanesque, le regard décalé et surtout la passion de la bouffe. Elle aimerait s’engager, croire en quelque chose, mais elle est rattrapée par des questions essentielles comme: qu’est-ce qu’on mange ce soir?

Les combats qui vous bassinent?

Le côté « on n’a jamais été aussi libres, dis merci au monde moderne, ébahi-toi devant ses mille et une merveilles » me fatigue. Et si on crachait dans la soupe, comme des sales gosses blasés et sur-nourris que nous sommes ?

Une recette très politique?

Les spaghettis alla carbonara. Les carbonari étaient des activistes radicaux en Italie au 19e siècle, ils auraient popularisé cette recette car elle est simple et rapide, ça leur permettait de ne pas passer trop de temps à cuisiner et d’échapper à la police qui les poursuivait.

La meilleure façon de rater son réveillon?

Attendre que quelque chose de spécial se passe justement ce jour-là.

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