Du groove made in France, de la pop mélancolique et de l’électro eighties: la fin de l’année s’annonce riche en nouveautés musicales!

01

BAXTER DURY – PRINCE OF TEARS (PIAS)

Loin des ballades tire-larmes, le fils de Ian Dury (auteur de l’expression «Sex, drugs & rock’n’roll») a nourri son brillant 5e album d’une rupture sentimentale en parvenant à rendre son sombre état émotionnel palpable, subtil, cinématographique, intriguant et sensuel. Guitares et claviers très présents, basse entêtante, cordes classieuses, la voix grave du dandy british est aussi mise en avant et plusieurs voix féminines volontiers langoureuses lui répondent. Un délice.

  • EN CONCERT LE 8/3/18 AU BOTANIQUE, À BRUXELLES.
02

ST. VINCENT – MASSEDUCTION (CAROLINE)

Avec son univers visuel à la Guy Bourdin, St. Vincent, alias l’Américaine Annie Clarck, donne un successeur de haute facture à son album éponyme paru il y a trois ans. À la fois pop, rock, électro et sous influence eighties (merci Depeche Mode), les titres souvent punchy aux multiples distorsions ne tombent jamais dans la caricature et évoquent sans détour et avec humour le pouvoir, le sexe, la mort, New York ou encore non pas Los Angeles, mais Los Ageless («Les Sans-âge»).

03

TIM DUP – MÉLANCOLIE HEUREUSE (SONY)

À 22 ans, cet auteur-compositeur-interprète sort un 1er album abouti, entre chanson française traditionnelle, variété et rythmes rap ou électro contemporains. Pianiste confirmé (il a commencé à jouer à 7 ans), voix singulière et affirmée, plume sincère aux rimes bien envoyées, il chronique la vie par le biais de son regard post-adolescent mélancolique. Et c’est touchant.

  • EN CONCERT LE 13/12 AU CENTRAL, À LA LOUVIÈRE.

Plus de culture: