Parfois, il nous faut juste un petit coup de pouce pour accomplir ce qui nous paraissait insurmontable. Dans le nouveau numéro de GAEL, nous avons suivi trois sportives. Ces trois femmes se sont mises au sport contre toute attente et n’ont jamais fait marche arrière.

Mon chien, ce coureur

Stéphanie (42 ans), chargée de production audiovisuelle: « En arrivant à la quarantaine, j’ai dû négocier avec mon mari pour qu’on reprenne un chien. J’ai dit en blaguant: “C’est un chien ou un toy boy!” Et j’ai eu mon gros bouvier bernois croisé avec un berger allemand. Je l’ai appelé Ashton, comme Ashton Kutcher. Jusque-là, danser en boîte était la seule forme de sport que je pratiquais.

Le déclic australien

Il y a deux ans, lors d’un voyage en Australie, j’ai eu quelques déclics. Déjà, je n’ai pas touché mon paquet de cigarettes: il y a là-bas des quartiers entiers où on vous regarde comme une junkie si vous fumez, même dehors. Et leur culte du corps donne plutôt envie, finalement. Ils ont des magasins de vêtements de sport si terribles que j’ai acheté plusieurs tenues, toujours sans rien pratiquer. En rentrant en Belgique, j’ai constaté que j’avais pris 4 kilos. Déprime! J’ai téléchargé le programme de la star du fitness Kayla Itsenes, je me suis mise à faire de la muscu dans mon garage. Là, Ashton me regardait, l’air de dire: “Et si on sortait?” Comme le programme veut qu’on fasse aussi du cardio, moi qui ne sortais le chien que pour fumer ma clope, je suis allée courir avec lui. Je suis rentrée épuisée, rouge, et j’avais grillé l’équivalent des calories d’un Tic Tac... Mais j’ai continué, le chien aimait ça.

« Ashton me regardait, l’air de dire: “Et si on sortait?”

J’allais courir à 6 h avant le travail, je prenais des photos, seule avec mon chien, avec le soleil qui se levait sur la campagne. Ça m’a reboostée. J’ai fini par connaître cette fameuse sensation de kif dont parlent les coureurs. Avec le chien, c’est désormais un vrai partage, environ trois fois par semaine, entre 5 et 10 kilomètres. Quand on court, Ashton se sent investi d’une mission. Il est vraiment aux pieds. Entre-temps, je me suis mise au canicross, avec un baudrier autour de la taille pour tenir Noosa, le deuxième chien que j’ai adopté et que j’ai, bien sûr, choisi en fonction de sa capacité à courir. Il était hors de question qu’il ne soit pas aussi de la partie! »

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