Parfois, il nous faut juste un petit coup de pouce pour accomplir ce qui nous paraissait insurmontable. Témoignage d’une nouvelle accro au sport.

Le déclic new-yorkais

Véronique (49 ans), directrice d’une société de formation et de consultance: « Pendant vingt ans, j’ai participé à des compétitions de danse. Je n’étais pas pro, mais c’était ultra-intensif. Même si la danse me faisait bouger en permanence, je ne la considérais pas comme un sport. Quand j’ai tout arrêté, j’ai vu mon corps se modifier en quelques années. Fin 2016, comme je n’avais aucune envie de me laisser aller, je me suis acheté un tapis de course. Lorsque j’ai posté une photo de mon acquisition sur Facebook, une amie m’a demandé si je n’avais pas envie de participer avec elle au marathon de New York pour soutenir une action caritative. Quelques semaines plus tard, j’ai participé à ma première course. J’ai parcouru une petite section d’un marathon (7,8 kilomètres) qui se déroulait près de chez moi. Comme j’ai adoré, j’ai décidé de poursuivre sur ma lancée.

Après une heure de course, j’avais de l’énergie pour toute la journée.
Je me sentais heureuse et sereine

En janvier, ma copine et moi avons commencé à nous entraîner pour de bon. L’avantage de faire du sport à deux, c’est qu’il est plus difficile de zapper une séance. Lorsque vous êtes sur le point de le faire, votre partenaire d’entraînement est là pour vous motiver. Plus on s’entraînait, mieux on se sentait. Après une heure de course, j’avais de l’énergie pour toute la journée. Je me sentais heureuse et sereine. Le fait de garder mon corps en mouvement m’empêchait de m’attarder sur des détails insignifiants du quotidien. Et compte tenu de la teneur très cérébrale de mes activités professionnelles, le sport me permet de rester en équilibre. Cette forme de bien-être psychologique a également boosté ma motivation.

Le marathon

Nous avons participé au marathon de New York en novembre dernier. Cette expérience était tellement fantastique que j’ai du mal à trouver les mots pour la décrire. Nous avons couru à quatre. Pendant la première moitié de la course, nous avons délibérément choisi un tempo lent. Puis nous avons formé deux groupes. Pendant la seconde partie, j’ai connu quelques moments critiques mais, au final, tout s’est bien passé. À la fin de la course, je n’étais ni blessée ni complètement épuisée. Le jour suivant, je me suis sentie fraîche et dispose dès le matin. Sans parler de la satisfaction énorme que j’ai ressentie. L’après-course n’a pas été simple à gérer, je l’avoue. Après avoir relevé ce super défi, je suis restée un mois entier sans courir. Mais ça ne veut pas dire que j’ai l’intention de m’arrêter.

La course est, à mon avis, une excellente manière de rester active et en forme. Je pensais que je ne participerais au marathon de New York qu’une seule fois, mais j’ai finalement décidé de poursuivre l’entraînement et de participer à d’autres courses de ce type. Peut-être qu’en attendant la prochaine, je m’inscrirai à un semi- marathon. Ce qui est certain, c’est que je ne suis pas encore prête à ranger mes baskets. »

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