Plus de la moitié (51,2%) des Belges ressent régulièrement un mal-être au travail. Et plus d’un quart (26,3%) des Belges ressentent une appréhension le dimanche soir parce qu’il doivent travailler le lendemain. Des chiffres alarmants du fournisseur de services de ressources humaines Agilitas (anciennement t-interim), qui a mené des recherches sur le bonheur au travail.

Les jeunes plus touchés

Selon l’étude d’Agilitas, ce sont surtout les jeunes Belges de moins de 34 ans qui souffrent psychologiquement au travail. 58,5% des jeunes Belges se sentent mal dans leur travail. La raison principale? Le manque d’appréciation et de retours positifs. « Se sentir bien dans son travail est très important pour son propre bien-être, mais c’est aussi un impératif pour les employeurs », explique Leen Martens, porte-parole d’Agilitas. « Un employé heureux est plus productif. » Elle recommande d’écouter notre instinct: « Il existe clairement un décalage entre les attentes des jeunes Belges et celles de nombreux employeurs. Et puis, il ne s’agit pas uniquement des tâches que vous effectuez chaque jour, mais également de votre personnalité et de la culture d’entreprise. Toutes ces choses doivent correspondre parfaitement les unes aux autres ». Préférez-vous évoluer dans une entreprise à l’ambiance décontractée, dans laquelle vous devez trouver votre propre chemin ou plutôt une boîte axée sur les résultats avec beaucoup de challenges au quotidien? Des questions importantes que vous devez prendre en compte.

Des chiffres interpellants

Le fait de ne pas se sentir valorisé est le facteur le plus important d’un mauvais sentiment au travail. Mais les deadlines serrées, les clients et l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée jouent également un rôle. Voilà le classement des 5 raisons les plus évoquées lors de l’étude:

1. Manque d’appréciation au travail: 14,3%
2. Délais serrés: 13%
3. Clients exigeants: 12,3%
4. Trajet aller-retour au travail stressant (embouteillages, transports en commun): 11,8%
5. Manque d’équilibre travail-vie personnelle: 11,6%

Time for a new job?

Et pourtant, la grande majorité des Belges qui ne se sent pas épanoui au travail ne cherche pas un nouvel emploi. En fait, plus de la moitié des sondés (53,3%) accepte le fait que le travail s’accompagne souvent d’un sentiment de mal-être. 73,1% ne prennent aucune mesure pour chercher un nouvel emploi. Un pourcentage alarmant, selon Leen: « Ces chiffres montrent que beaucoup de gens ne suivent pas leur instinct quand il s’agit de travailler. Se sentir bien dans son travail joue un rôle important dans notre sentiment général de bonheur. D’où notre appel à davantage écouter vos instincts et à rechercher un emploi qui correspond parfaitement à vos besoins et à vos ambitions. Nous sommes convaincus que les personnes qui choisissent en suivant leurs tripes sont beaucoup plus épanouies, utilisent vraiment leurs talents, apprennent davantage, sont plus productives et, par-dessus tout, plus heureuses. »

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