Dans son livre Trop bien pour partir, pas assez pour rester, Mira Kirschenbaum rassemble 35 questions à se poser concernant son couple. Le principe est d’y répondre dans un certain ordre. En voici six pour commencer.

1. Pensez à l’époque où tout allait bien entre vous. Est-ce que, a posteriori, vous pouvez affirmer que les choses allaient vraiment bien?

Certains ont effectivement vécu une période où le couple fonctionnait vraiment bien. D’autres comprennent alors que même la «meilleure époque» n’était pas vraiment rose. Baromètre: «Si au meilleur moment de votre relation, il y avait des choses qui
ne tournaient pas rond entre vous, les perspectives ne sont pas favorables. J’ose dire que dans ce cas, vous avez raison de penser qu’il vaut mieux partir. En résumé: si ça n’a jamais été très bien, il y a peu de chances que cela se produise à l’avenir.»

2. Y a-t-il eu de la violence physique plus d’une fois dans votre histoire?

S’il est question de tout un épisode de violence physique ou de violences qui vous ont fait craindre pour votre sécurité, Mira Kirschenbaum est catégorique: partez au plus vite. En revanche, elle part du principe que l’on a tous le droit de commettre une erreur. Une fois, mais pas deux.
Baromètre: «La violence qui se produit à plusieurs reprises signifie que vous devez mettre fin à votre couple. La seule exception envisageable à cette règle est si le partenaire violent s’engage activement et volontairement dans une thérapie ciblée 3 pendant au moins un an.»

3. Avez-vous déjà entrepris des actions concrètes menant à un mode de
vie qui exclut la présence de votre partenaire?

Nous ne parlons pas de fantasmes ou de spéculations, mais d’actes qui ne sont pas anodins. Accepter un job parce qu’il vous donnerait la liberté financière de quitter votre partenaire, par exemple, ou signer un bail quelque part pour avoir un endroit à vous
au cas où.
Baromètre: «Si vous avez entrepris des démarches concrètes, c’est que d’une certaine manière vous avez déjà intégré que vous seriez mieux sans l’autre. La plupart des personnes qui sont restées malgré tout ne sont pas satisfaites de leur décision a posteriori.»

« Inutile d’imaginer que vous allez retomber amoureuse de quelqu’un que vous trouvez désagréable, bête, moche ou bizarre… »

4. Si Dieu, ou n’importe quelle autorité universelle vous disait que vous pouvez partir, vous sentiriez-vous alors très soulagée d’avoir enfin la «bénédiction» de mettre fin à la relation?

Parfois, les gens ne se sentent pas autorisés à faire ou à ressentir quelque chose. Honte et culpabilité peuvent jouer un rôle important.
Baromètre: «Examinez comment vous vous sentiriez si cette entité vous disait que vous avez l’autorisation de rompre. Si cet exercice renforce votre sentiment qu’il serait bon
de stopper la relation, il est fort probable qu’après-coup, vous considériez votre décision comme positive.»

5. Est-ce que, malgré vos problèmes, vous et votre partenaire avez au moins une occupation plaisante ou un intérêt en commun (excepté les enfants) que vous aimeriez encore partager à l’avenir, quelque chose que vous aimez vraiment faire et qui vous procure des moments de lien ou de complicité?

La réponse sera différente en fonction de chacun: jardiner ensemble, inviter des amis, jouer au tennis, parler politique, chiner…
Baromètre: «S’il y a (en dehors des enfants) ne fût-ce qu’une seule chose que vous aimez faire avec votre partenaire, dont vous vous réjouissez à l’avance et qui vous fait vous sentir bien et en lien, alors il est possible que vous trouviez une solution à vos problèmes et que vous redonniez vie à votre relation. Un peu comme si vous retombiez amoureux.»

6. Pouvez-vous affirmer qu’en principe, votre partenaire est gentil, assez intelligent et pas trop névrosé, que son apparence est acceptable et son odeur pas désagréable?

Cette question en implique une autre: si vos problèmes étaient résolus, pourriez-vous encore être attirée par votre partenaire?
Baromètre: «Si, en ce moment, vous trouvez votre partenaire plutôt gentil, intelligent, normal et pas moche et que son odeur vous convient, vous avez déjà éliminé un obstacle majeur sur le chemin qui vous sépare. Un oui à cette question signifie que la possibilité d’aimer est toujours là. Inutile d’imaginer que vous allez retomber amoureuse de quelqu’un que vous trouvez désagréable, bête, moche ou bizarre…»

    • Trop bien pour partir, pas assez pour resterMira Kirschenbaum, Ed. Marabout

 

 

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GAEL août

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