Quoi de mieux qu’une fragrance pour évoquer des émotions fortes telles que l’amour, le bonheur et la joie? Dior a choisi de les mettre toutes en bouteille dans son dernier parfum, Joy.

Hymne à la joie

En 1930, dans le sillage du crash boursier qui a ébranlé Wall Street, le couturier Jean Patou lance le parfum le plus cher du monde. Sa particularité: afficher une haute concentration en rose et en jasmin, des fleurs réputées fragiles qu’il est impératif de cueillir à la main. Cette décadence — en totale opposition avec la crise financière — fait l’objet de critiques, mais lui vaut aussi une médiatisation incroyable. En un rien de temps, Joy devient un best-seller.

UNE TOUCHE DE LÉGÈRETÉ

Dans sa version modernisée, le parfum est moins ostentatoire. «Je l’ai voulu plus intime. C’est un parfum qu’on porte d’abord pour soi, pour se faire plaisir», explique François Demachy, parfumeur de la maison Dior. Il y a deux ans, lorsque Dior a obtenu les droits sur le nom Joy, le parfumeur a, dans un premier temps, eu du mal à traduire cette idée de joie. «À mon sens, cette émotion est trop personnelle pour qu’on puisse lui donner une seule définition. J’ai donc cherché une manière objective d’interpréter cette joie. Mon idée? Travailler sur l’idée de légèreté. J’ai utilisé différents ingrédients qui symbolisaient une facette de la lumière: la vibration d’une fleur, l’intensité des agrumes, le côté enveloppant du musc…»

Les fleurs font partie intégrante de l’ADN de Dior. Le parfumeur a donc choisi de combiner trois roses avec du jasmin et du ylang-ylang. Le résultat est à la fois crémeux et très solaire. Pour ajouter une touche pétillante, il a misé sur des notes de bergamote et de mandarine. Le bois et le musc constituent la base du parfum. «Compte tenu de sa forte teneur en phéromones, le musc est ressenti de manière différente en fonction des personnes. Pour le complexifier quelque peu, je l’ai mixé à du bois de santal, une matière qui s’accorde bien au côté crémeux des fleurs blanches et du musc.»

Jennifer Lawrence, égérie du nouveau parfum "Joy" de Dior

LA FEMME JOY

Le choix de l’actrice Jennifer Lawrence, déjà égérie mode de Dior, pour incarner le parfum a aidé François Demachy dans sa réflexion. «Lorsque je crée, j’ai toujours une femme en tête, qu’elle soit réelle ou imaginaire.» Le tempérament de la star a également inspiré le parfumeur. «Elle est très spontanée et affiche un côté caméléon. J’ai été fasciné par la facilité avec laquelle elle passe de jeune fille sage à femme fatale

À lire aussi: