Lors du dernier Festival du film policier de Liège, dont elle était la présidente, la comédienne nous a accordé un entretien. De la femme flic du Petit Lieutenant à l’esthéticienne de Vénus Beauté, ce qui frappe toujours chez Nathalie Baye, c’est la douceur. Interview: Juliette Goudot.

Le speed-dating de Nathalie Baye

Votre dernier éblouissement ?

Il y a deux mois, j’ai eu la chance de faire un voyage en Ouganda avec une amie primatologue dans une zone de réserve pour orang-outans. Ça a été incroyablement enrichissant.

La prochaine photo que vous prendrez ?

À supposer que j’en aie la force, ça serait une photo de Notre-Dame de Paris, je suis passée devant ce matin (le lendemain de l’incendie, NDLR), et c’était bouleversant de voir cette vieille dame encore debout, sans toit, sans flèche.

Une faille dans votre éducation ?

Il doit y en avoir plusieurs, c’est tellement difficile, l’éducation. J’ai le regret d’avoir abandonné le piano. J’avais commencé des cours pour faire plaisir à ma grand-mère, qui était bonne pianiste. J’ai tordu le cou à la dyslexie grâce à mon métier, mais le piano, ça reste un regret. Ma fille a abandonné aussi et aujourd’hui, elle le regrette.

Un talent caché ?

C’est difficile de parler d’un talent caché sans avoir l’air vaniteux. Je ne sais pas si c’est un talent, mais on me dit que je suis intuitive, c’est une faculté en tout cas. Mais ça serait aux autres de le dire.

Un luxe qui vous réjouit ?

La liberté. C’est un luxe inouï, surtout de nos jours.

Un snobisme qui vous laisse de glace ?

Tous les snobismes me laissent de glace. Le snobisme peut me faire rire, mais rapidement il m’ennuie, c’est comme un mauvais déguisement. Enfin, je ne juge pas, certains s’en servent pour se donner une assurance qu’ils n’ont pas.

Un tableau dans lequel vous voudriez vivre ?

J’aime énormément la peinture d’Édouard Vuillard. Il existe un autoportrait de lui dans son atelier, j’aimerais être là.

Un personnage de fiction à inviter à dîner ?

J’aurais bien invité le commissaire Maigret des romans de Georges Simenon. J’aime son intuition de vieux Parisien, sa manière d’entrer dans des univers, de regarder les gens.

Le menu d’un repas idéal ?

J’adore la cuisine, donc cette question me plaît. Le début serait une salade mélangée avec une très bonne vinaigrette, des avocats, de la mâche, des pommes et des raisins secs. Puis un bon poisson, des légumes et du riz. Et pour finir un sorbet. Léger.

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