Sincère, bienveillant: le couturier de la reine et directeur de Natan Edouard Vermeulen a tout pour lui. Rencontre avec le Guest de notre Spécial mode. PAR MARIE HONNAY. PHOTOS: LIESBET PEREMANS.

Edouard Vermeulen en vrai

On sait très peu de choses sur lui. Ses apparitions dans les magazines et à la télé donnent l’image d’un homme qui ne semble jamais quitter l’un de ses costumes italiens parfaitement coupés et qui affiche, quoi qu’il arrive, une élégance de cœur. Un homme qui n’hésite pas à vous remercier personnellement, avec des fleurs ou un coup de téléphone, pour un article que vous avez écrit sur Natan. Edouard Vermeulen sait recevoir. Les dîners qu’il donne, dans sa boutique de l’avenue Louise, pour les journalistes ou pour ses clientes fidèles sont toujours sublimes et raffinés. L’occasion de se souvenir qu’avant de créer des vêtements, il a brièvement exercé le métier d’architecte d’intérieur. Mais pour le public, il est surtout le couturier de la reine, celui qui a signé la robe de Mathilde d’Udekem d’Acoz pour son mariage avec le prince Philippe en 1999. Par le biais de Natan, il est aussi fournisseur de la cour des Pays-Bas et habille la reine Maxima pour la majorité de ses sorties officielles. L’an dernier, il a créé Atelier II, un salon de couture caché dans un appartement cossu de la place Brugmann à Bruxelles. Ouvert au public, ce lieu est l’occasion de découvrir, de l’intérieur, la réalisation d’une pièce couture.

 

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Nous avons rendez-vous avec lui un matin de juillet à son QG de l’avenue Louise. C’est l’été, mais il reste fidèle à son style. Il ne porte pas de cravate ni de costume, mais une chemise chic et un pantalon au tombé parfait. Le style Vermeulen. Il est évidemment à l’heure et parfaitement disposé à nous accorder tout le temps qu’il faudra pour lever un bout du voile sur une personnalité attachante et beaucoup moins rigide que sa rigueur et sa longévité dans la mode pourraient laisser penser.

AUTOBIO EN 3 DATES

  • Octobre 1999 « Dans le Thalys, je reçois un appel du Palais me demandant de plancher sur la robe de mariée de la princesse Mathilde. Je suis excité. J’ai peur que la communication soit interrompue. De retour à Bruxelles, je prends la mesure de ce défi à la fois personnel et professionnel puisque je sais qu’il va tout changer pour moi. »
  • Juin 2009 « Je découvre Capri. J’aime tout de suite cette élégance à l’ancienne qui me correspond totalement. Depuis, j’y retourne chaque année. Je suis malheureusement très fidèle aux lieux qui m’ont touché. C’est prévisible et ennuyeux, mais je suis comme ça. »
  • Juin 2018 « Je suis à la Chapelle reine Élisabeth à l’occasion de la visite de Melania Trump en Belgique. À son arrivée, malgré le protocole, je comprends qu’elle part dans la mauvaise direction. Je me permets d’aller vers elle pour la guider. En cours de soirée, elle me remercie en me prenant la main. J’ai senti une vraie gentillesse émaner de cette femme. Je suis très sensible à ce genre d’attentions. »
Retrouvez notre rencontre avec Edouard Vermeulen en intégralité dans le GAEL de septembre, disponible en librairie.

GAEL en septembre

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