Lunaire, volubile, pétillante, Alice Dutoit semble sortir d’un conte pour enfants. Elle chante depuis qu’elle sait parler et s’est créé un univers artistique fantaisiste à son image, gagnant pas à pas en confiance, affirmant peu à peu sa personnalité hors normes et colorée. Bienvenue dans son pays des merveilles. Par Isabelle Blandiaux. Photos: Lisa Carletta.

Le monde d’Alice

Quatre ans qu’elle est entrée dans nos vies par sa voix aérienne et son peps irrésistible avec un premier EP, Easy Come Easy Go, enregistré après sa participation à The Voice Belgique (2014). Quatre ans et on a l’impression de la connaître depuis toujours tant elle rayonne d’ondes positives, de spontanéité rafraîchissante et d’une accessibilité non feinte. Cheveu rose, teint clair, regard azur et âme d’enfant (elle reste fan de Disney et des Kinder Surprise), la Montoise Alice Dutoit est devenue « on the Roof » lors de son année aux États-Unis dans la foulée de sa rhéto, puisque sa famille d’accueil américaine l’avait rebaptisée comme ça. Une aventure qui l’a fait grandir et qui a été décisive pour sa carrière.

« Je n’avais jamais imaginé jouer la comédie, mais je pense que cela va être une super expérience »

Aujourd’hui âgée de 24 ans, avec deux albums derrière elle (Higher en 2016 et Madame récemment, où elle nous conjure de dire non aux diktats et de nous accepter avec nos différences), elle se prépare à faire ses premiers pas au cinéma, dans le prochain long métrage de l’artiste provocateur Jan Bucquoy (Camping Cosmos…), La Dernière Tentation des Belges. « Il est venu me chercher pour incarner un personnage qui chante. Cela me fait un peu flipper parce que je n’ai aucune expérience en la matière, confie-t-elle. Je vais également tourner dans une fiction qui se déroule dans un contexte politique et qui sera largement diffusée sur Instagram l’automne prochain. Pour ce film-là aussi, on m’a sollicitée. C’est étrange, parce que je n’avais jamais imaginé jouer la comédie, mais je pense que cela va être une super expérience. »

Meet our Guest: Alice on the Roof

Meet our Guest: Alice on the Roof

AUTOBIO EXPRESS

  • 20 août 2012 « J’ai vécu cette journée comme la pire de ma vie, alors qu’elle s’est avérée être le premier jour de la meilleure année de ma vie, celle où je suis partie aux États-Unis après mes humanités. Cette expérience m’a beaucoup servi pour oser ensuite faire de la musique. »
  • 12 juillet 2015 « Mon tout premier concert, au festival Les Ardentes, super tôt dans la journée. Je n’avais sorti qu’un titre, Easy Come Easy Go. J’avais peur mais j’étais un peu inconsciente. Quand j’y repense, je me dis que c’était une catastrophe. C’est comme si j’avais été jetée dans la piscine et que j’avais dû apprendre à nager devant le public. »
  • 30 mars 2019 « Mon dernier concert à Forest National. Une date très importante à mes yeux. J’en ai un très bon souvenir parce que j’ai pu montrer le chemin que j’ai parcouru. »
Un tout grand merci au Musée Van Buuren, à Uccle, de nous avoir ouvert les portes de sa maison et de son jardin.

Retrouvez notre rencontre avec Alice en intégralité dans le GAEL de juillet, disponible en librairie.

GAEL juillet

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