Sébastien Nollevaux fait partie intégrante de la famille Viva For Life. Présent lors des premières éditions, il nous dévoile un cliché des coulisses…

Viva For Life, retour en 2013

Décembre 2013. Je fais partie du tout premier trio à huis clos dans le studio de verre de Viva for Life. Cette photo fait décoller mon profil Facebook cette année-là : un “selfie-culs”. C’est la vue qui s’offre à moi lorsque je fais mon shift à l’antenne (4 heures au micro, 8 heures de repos). Mes deux comparses, Sara de Paduwa et Raphaël Scaini, sont penchés sur la boîte aux lettres où les gens viennent déposer leurs dons, des personnes venues parfois de loin, des familles, des écoles… Cette boîte est la seule ouverture par laquelle nous parvient un peu d’air frais dans le studio.

Lorsqu’on m’a proposé de participer à ce premier Viva for Life, j’ai réfléchi à peine une seconde avant de dire oui. Je ne savais pas du tout dans quoi je mettais les pieds, juste que c’était pour une bonne cause. On y est allés tous les trois avec les tripes. Ça n’a pas été facile de ne voir mes enfants — 8 et 11 ans à l’époque — qu’à travers la vitre, façon parloir de prison. Le rythme de travail et le confort spartiate étaient épuisants, mais ces 144 heures ont été super galvanisantes.

« Ça n’a pas été facile de ne voir mes enfants — 8 et 11 ans à l’époque — qu’à travers la vitre, façon parloir de prison. »

Moi qui avais commencé la radio derrière les manettes, 20 ans auparavant, à lancer moi-même les disques que j’annonçais, je retrouvais cette liberté. On avait les clés de l’antenne, on faisait ce qu’on voulait ! On a même osé réveiller à 6 h du matin le directeur des radios, Francis Goffin, qui dormait pourtant lui aussi très peu tant il était présent pour nous soutenir. Quand j’ai entendu sa voix arrachée au sommeil et qu’on lui a demandé de chanter Sébastien Patoche quand il pète il troue son slip, je me suis quand même dit qu’on allait un peu loin. Avec Raphaël, il ne fallait pas grand-chose pour que ça parte en sucette. On n’oubliait néanmoins pas pourquoi on était là.

Je me rappelle cette interview avec une auditrice, très marrante au début. On blaguait, j’avais mis un fond sonore amusant… Et en une fraction de seconde, le ton a changé lorsqu’elle a commencé à raconter son enfance difficile. Il nous fallait toujours rester justes, couper tous les artifices au moment voulu, et donner la parole à la cause de l’enfance défavorisée pour laquelle nous étions dans cette aventure. »

  • Son actu: Sébastien Nollevaux travaille aujourd’hui avec Justine Katz
    à la création d’une nouvelle offre d’émissions d’investigation pour la RTBF.
  • VIVA FOR LIFE: Du 17 au 23/12, 24h/24 h en radio sur VivaCité et en télé sur La Une en semaine de 18 h 30 à 19 h 20.
  • Comment donner? En partageant votre musique via le 0800/30 007, via vivaforlife.be, en cash dans la boîte aux lettres du studio de verre sur la Grand-Place de Tournai, par SMS au 4001 ou par virement au BE35 0000 0000 3737.

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