Pablo Andres, le joyeux luron caché derrière l’odieux Jerem Floquet et le drôlissime Agent Verhaegen, nous offre un aller simple pour les plages de Tulum.

Pablo Andres, un homme heureux

L'instantané: Pablo Andres nous emmène au Mexique

Pour ce GAEL spécial côte, vous vouliez une photo de moi à la mer. J’aurais pu choisir une plage de Nieuport en hiver, qui aurait illustré mes origines paternelles : mon papa est flamand. J’ai d’ailleurs fait toutes mes études en néerlandais. Mais j’ai choisi le sable de Tulum au Mexique — le pays de ma mère, qui est aussi mien, où j’aime me ressourcer —, car j’étais particulièrement bien à ce moment-là. C’était le 13 décembre dernier, jour de mes 40 ans. Cette photo symbolise mon état actuel : je suis un homme heureux.

La veille, ma copine et moi avions atterri au Mexique après avoir quitté une Belgique glaciale. Là, on vient de se lever, dans un endroit magnifique, on a fait un petit tour sur le sable et on s’est installés face à la mer pour prendre un petit-déjeuner comme je les aime. Là-bas, c’est un repas complet, salé et très épicé, avec des crêpes de maïs, des œufs, une sauce à base d’épices et de cacahuètes. Consistant mais raffiné.

« Quand je regarde cette photo, je trouve qu’on voit encore bien l’enfant qui est toujours en moi »

40 ans, quand on est gamin, ça paraît très vieux. Mais quand je regarde cette photo, je trouve qu’on voit encore bien l’enfant qui est toujours en moi. Je savoure ma chance de pouvoir le laisser s’exprimer plus que jamais grâce à mon métier. J’ai beaucoup travaillé pour en arriver là. Je sors à peine d’une année très chargée, où j’ai créé le spectacle « Démasqué » et où, trois jours auparavant, j’étais encore sur scène avec un autre spectacle, Noël en famille. Et là, un peu décalé dans les horaires, je sirote au Mexique un jus passion-goyave fraîchement pressé avec ma copine…

Mon grand-père paternel s’appelait Josef, je parlais le néerlandais avec lui. Mon grand-père maternel s’appelait Jesus et on se parlait en espagnol. Tout oppose mon père et ma mère, et je suis le fruit de cette dualité. Dans la vie, je suis plutôt réservé comme mon père, alors que sur scène, c’est mon côté mexicain extraverti qui s’exprime. Ceci dit, je suis né en Belgique et je me sens belge. Vous admirez mon look ? Encore un reste de mon enfance : je suis fan des jerseys de foot, de ceux de la NBA, de foot américain… Je les collectionne comme d’autres gardent du vin. Ces maillots, j’aurais voulu en acheter gamin. Et là, je me fais plaisir ! »

« KNOKKE, ON ÉTAIT LES PREMS »

Parmi ses personnages qui nous font tant rire, Pablo Andres a créé l’odieux Jerem Floquet, qui dans une vidéo faite pendant le confinement revendique de « savourer sa petite bouteille de rosé tranquilou bilou tout seul sur la plage de Knokke », demandant aux « ploucs » de bien vouloir rester chez eux. « Je ne m’inspire pas tant que ça des péteux, pour Jerem Floquet, mais plutôt du côté langue de vipère qu’on peut tous avoir, la “petite bitch” qui est en chacun nous, quelle que soit notre classe sociale, dès qu’on se sent supérieur à quelqu’un. »

POUR LE VOIR (EN PLUS DE SES VIDÉOS) :

• LA TOURNÉE DE « DÉMASQUÉ », REPORTÉE À L’AUTOMNE, COMMENCERA PAR TOURNAI LE 25/9. VOIR LES AUTRES DATES SUR PABLOANDRES.BE.
• CET ÉTÉ, IL TOURNE DANS « BARAKI », UNE SÉRIE DE LA RTBF À VOIR EN 2021.

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