Il y a deux ans, l’humoriste Kody rencontrait Jean-Paul Belmondo, l’icône du cinéma qu’il imite avec brio dans Le Grand Cactus. Il revient pour nous sur ce moment fort.

Un déjeuner avec l’as des as

L'instantané de Kody: "Un déjeuner avec l'as des as"

« C’est toujours une sensation particulière lorsque l’on montre à une personne une imitation que l’on a faite d’elle, plus encore s’il s’agit d’un monstre sacré du cinéma comme Jean-Paul Belmondo. Il incarne à lui seul une génération d’acteurs. Je l’ai rencontré il y a deux ans, par l’intermédiaire d’un ami commun, lors d’un lunch dans une cantine parisienne. Nous étions huit à table. Il y avait aussi, entre autres, sa sœur et Charles Gérard. Même si je n’étais pas anxieux à l’idée de rencontrer ce grand personnage, j’appréhendais un peu ce déjeuner. Rencontrer une personnalité que l’on admire, ça n’arrive pas tous les jours.

On redoute toujours un peu ce genre de moment car on a peur qu’elle ne colle pas à l’image mythique que nous nous faisons d’elle. Comme tout le monde, les stars peuvent avoir un mauvais jour et paraître sous un tout autre visage. Mais ce n’était pas le cas de Jean-Paul Belmondo, ce lunch était au-delà de mes espérances. Il était très en forme et n’arrêtait pas de faire des blagues. C’est un homme tellement accueillant, classe et charmant ! Il a une poigne et un charisme incroyables, tout en gardant un regard espiègle.

« J’étais d’autant plus touché par cette rencontre qu’elle me rappelait mon père, qui est parti en novembre dernier. »

Cette rencontre signifiait beaucoup pour moi parce que Jean-Paul Belmondo est l’un des premiers acteurs que j’ai imités dans Le Grand Cactus. Cette imitation est un moment clé de ma carrière car elle a suscité beaucoup d’engouement de la part du public. Les gens m’en parlent encore aujourd’hui ! Le déjeuner a duré trois heures et j’ai eu l’occasion de lui montrer la fameuse séquence. Mon ami m’avait dit de supprimer la partie où je jetais mon chien (en peluche, aucun animal n’a été torturé pendant la séquence, NDLR) en l’air car l’acteur venait de perdre son fidèle compagnon. Malheureusement, j’ai oublié de zapper cette séquence... Mais Jean-Paul Belmondo n’y a pas prêté attention, il était plié. Il m’a confié que c’était la meilleure imitation qu’on ait faite de lui. « Désormais, c’est toi qui feras ma doublure », a-t-il glissé en riant. J’étais d’autant plus touché par cette rencontre qu’elle me rappelait mon père, qui est parti en novembre dernier. Tout comme mon papa, Jean-Paul Belmondo a eu un AVC. C’était important pour moi de le rencontrer, car même si ce n’est pas mon idole absolue, c’est une personnalité que j’admire énormément et que j’adore imiter. Un ancien camarade de classe m’a d’ailleurs rappelé que je m’amusais déjà à imiter Belmondo au Collège Cardinal Mercier (l’école secondaire où Kody a fait ses études, à Braine-l’Alleud, NDLR). Il n’a pas influencé mon humour, mais c’est clairement de lui que me vient mon bagout lorsque je monte sur scène. À la fin du déjeuner, il m’a confié qu’il aimerait bien me revoir. L’occasion ne s’est pas encore présentée, mais ce n’est pas grave, le plus important pour moi, c’était de rencontrer l’acteur qui m’avait tant fait rire avec sa fameuse réplique dans Cent mille dollars au soleil de Michel Audiard : “C’est con les canards, mais ça fait cossu.” »

MINIBIO PRO

Du roi Philippe à Michel Drucker en passant par Jean-Paul Gaultier, Kody revisite avec humour l’actualité belge et internationale dans Le Grand Cactus, l’émission de divertissement phare de la RTBF. L’humoriste, qui a fait ses débuts dans la salle bruxelloise du Kings of Comedy, a aussi fait quelques apparitions sur grand écran (Lucky, La Fine Équipe, Le Tout Nouveau Testament).

© Images cover: Photo News / doc. privé

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