Avec une rentrée chargée et pleine de nouveautés en perspective, Cécile Djunga nous fait le récit d’une photo d’enfance qui lui est chère.

Toujours écouter sa mère!

L'instantané: Cécile Djunga nous raconte sa photo d'enfance

Sur cette photo prise à Paris en 1994, j’ai tout juste 5 ans. J’avais déjà une passion pour les cols Claudine. En fait, je n’ai jamais vraiment changé de style… Je suis toujours une petite fille. Aujourd’hui, c’est ma styliste Samya qui me confectionne des cols à la main, que je porte à la scène, à la télé et dans la vie de tous les jours. Mes préférés ? Ceux en wax, les plus colorés possible !

Toute petite, j’étais déjà fascinée par cette ville, où j’ai de la famille. À l’époque, j’étais déjà un boute-en-train : j’adorais les spectacles, jouer aux marionnettes, m’éclater à la fancy-fair, danser devant mes copains, inventer des spectacles avec mes cousins-cousines… Pas étonnant qu’à 19 ans, j’ai décidé de partir vivre dans la Ville Lumière, pour étudier au cours Florent, une école d’art dramatique très réputée.

J’ai retrouvé cette photo pendant le confinement. Cette drôle de période a été l’occasion pour moi, comme pour beaucoup de gens, de faire le grand tri. C’était le moment idéal pour se perdre dans les albums photos, pour retrouver des clichés, numérisés ou pas… Une belle opportunité pour se replonger dans ces souvenirs, et surtout de voir le chemin parcouru, faire le bilan.

« En revoyant cette photo, ma maman m’a dit qu’elle était fière de moi. Ça m’a touchée, parce qu’elle ne me le dit pas souvent. »

Dans la vie, on a souvent tendance à penser qu’on ne fait pas assez. On tend plus à se dévaloriser qu’à fêter les petites victoires. Quand je vois cette photo, je me dis que j’ai été fidèle à moi-même, que j’ai décidé d’aller au bout de mes rêves en me donnant les moyens, sans jamais rien lâcher. Je suis toujours cette petite fille un peu rêveuse… C’est comme si mon destin avait été tout tracé, comme si la boucle était bouclée. Le confinement aura permis — paradoxalement, peut-être — de se rapprocher de nos proches, mais aussi de nous-même. J’ai notamment passé pas mal de temps avec ma maman, ça m’a fait beaucoup de bien. Je me souviens qu’avant de partir à Paris, elle me disait : “Il faut que tu avances, encore et encore, et tu ne te retourneras que quand tu auras accompli quelque chose.” Comme pour dire : “Bosse tête baissée, tu la relèveras quand tu y seras arrivée.” En revoyant cette photo, ma maman m’a dit qu’elle était fière de moi. Ça m’a touchée, parce qu’elle ne me le dit pas souvent.

Souvent, les gens qui veulent faire carrière dans le milieu artistique me demandent des conseils. Je n’ai jamais trop de recommandations à faire, si ce n’est de savoir si on veut vraiment faire ce métier-là, si on veut le faire pour les bonnes raisons, et si c’est le cas, de le faire à fond. J’ai eu la chance d’être toujours très soutenue par ma famille, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Par contre, le fait de partir pour Paris inquiétait fort ma mère. “Tu peux le faire, mais fais-le bien !”, me répétait-elle. Son discours ne laissait pas de place à l’échec… Ça m’a mis une gentille petite pression, mais maintenant que je vis de ma passion, je le prends avec le sourire (rires) ! »

SON ACTU

Toujours à mi-chemin entre Bruxelles et Paris, Cécile l’infatigable partage son temps entre la scène et les plateaux télé. À la rentrée, elle débarque à la tête de Culture Club, le tout nouveau talk-show 100 % culture de la RTBF, accompagnée d’une équipe de choc, tous les mercredis soir sur La Deux. Le 2 octobre, elle investit la scène de l’Olympia en première partie de Max Bird, son acolyte de C’est toujours pas sorcier, diffusé sur France 4.

Plus d’infos : www.ceciledjunga.com.

Images cover (c) doc. perso / Bertrand Vandeloise

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