Avec la collaboration de Volvo.

Pour vous aider à #conso-mieux, GAEL dresse chaque mois le portrait d’entrepreneurs belges qui se bougent et innovent dans le respect des hommes et de la nature. On inaugure la série avec trois sœurs et leurs bijoux durables. 

Stefanie, Nathalie et Lisa Koulouris le savent depuis longtemps : les diamants ont aussi une face sombre. Ces trois Anversoises ont grandi dans le quartier des diamantaires, où elles ont pris conscience de l’impact parfois néfaste de l’industrie traditionnelle du diamant sur les humains et l’environnement. Décidées à changer les choses, elles misent sur l’or 18 carats recyclé et des diamants neutres pour le climat cultivés en laboratoire. Du bling, oui, mais conscient.

Comment est née votre marque, Stefanie ?

« Mes sœurs et moi avions depuis longtemps envie de lancer un projet ensemble, mais le timing ne tombait jamais bien. Lorsque le lockdown est arrivé, on a soudain eu toutes les trois du temps pour brainstormer. Le durable s’est imposé comme point de départ. Nathalie et moi sommes jeunes mamans, une phase de la vie qui rend particulièrement sensible à la création d’un futur meilleur. Notre expérience dans le monde de la mode et des cosmétiques (entre autres chez Lee Jeans, Object, Wrangler Jeans, Estée Lauder et Dior, NDLR) nous a naturellement orientées vers un produit pour les femmes. Finalement, réfléchir à notre avenir nous a ramenées à notre passé : petites, à Anvers, nous passions tous les jours devant les vitrines scintillantes des diamantaires. Nos parents nous interdisaient d’y entrer et, de toute façon, avec les portiers et les étalages sans prix, on n’aurait pas osé. Mais ça a continué à nous intriguer. »

Juna Fae, c’est quoi ?

« Une marque de bijoux durables d’inspiration bohème fabriqués à partir d’or recyclé et de diamants cultivés en laboratoire. “Juna” est un mot celte qui signifie “souhait” ou “désirer”. “Fae” fait référence à la fée, une créature qui exauce les vœux. “Juna Fae” nous semblait très adéquat pour une marque de bijoux en diamants, un objet qu’on offre ou reçoit lors des grands moments de la vie. »

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par JUNA FAE (@junafaejewelry)

Voici le contenu inséré d'un réseau de médias sociaux qui souhaite écrire ou lire des cookies. Vous n'avez pas donné la permission pour cela.
Cliquez ici pour autoriser cela de toute façon

En quoi Juna Fae est-elle durable ?

« Nous appliquons les règles du durable sur toute la ligne, sans compromis. Notre choix de matières premières est capital ; on travaille exclusivement avec des diamants cultivés en laboratoire. Ce n’est pas parce qu’un diamant est naturel qu’il est forcément respectueux de la nature. Les diamants issus des mines ont un réel impact éthique et écologique : d’une part à cause des accidents de travail dans les mines, du travail des enfants, de l’exploitation des femmes, du parrainage des conflits locaux… Et d’autre part à cause de la déforestation, du gaspillage de l’eau et de la pollution des sols. Ces aspects sont passés sous silence par le secteur, mais nous voulons réveiller les consciences. Il est très difficile de retracer l’origine d’un diamant traditionnel aujourd’hui ; avant son arrivée à Anvers, il a déjà changé de main quinze fois en moyenne. D’où notre choix d’une alternative transparente et durable. Il circule d’ailleurs une idée fausse selon laquelle les diamants cultivés en laboratoire ne seraient pas de vrais diamants — une croyance que répand le secteur du diamant traditionnel, qui aime qualifier nos diamants de “synthétiques”, ce qui influence négativement la perception que l’on a de nos diamants, les faisant passer pour moins qualitatifs. Pour comprendre, comparons avec la glace : si vous prenez de la glace sur un glacier dans la nature ou si vous en prenez dans votre frigo, c’est la même chose. De la glace, c’est de la glace.

Idem pour les diamants : qu’ils proviennent du sol ou d’un labo qui recrée les mêmes conditions, ce sont dans les deux cas des diamants purs et authentiques qu’on ne peut pas distinguer l’un de l’autre. Pas même un gemmologue expert, ni à l’œil nu ni avec une loupe. Pour le laboratoire, on a choisi le partenaire le plus durable, qui travaille avec des diamants neutres en CO2. Et en plus, on ne travaille qu’avec de l’or recyclé, traité dans un petit atelier aux Pays-Bas qui fonctionne à l’énergie solaire. Notre orfèvre, qui travaille tous nos bijoux à la main ici à Anvers, vient même à vélo au travail ! Nos emballages et tout notre matériel promo sont en grande partie réalisés en matériaux recyclés. Nos brochures, par exemple, sont faites en papier à base de déchets d’herbe tondue. Et nous faisons les livraisons de notre e-commerce avec un système neutre en CO2. »

  • Les bijoux sont en vente sur le webshop et sur rendez-vous. Les bagues coûtent entre 350 € et 950 €. JUNAFAE.COM.
Retrouvez cette interview en intégralité dans le GAEL spécial green de février, disponible en librairie.