De la pop écletique de L’Impératrice au charme d’Alain Chamfort, voilà 3 nouveaux albums qu’on écoutera sans modération ce mois-ci. Par Isabelle Blandiaux.

01

L’IMPÉRATRICE – MATAHARI (MICROQLIMAT)

Fondé par Charles de Boisseguin, journaliste «culture» qui a commencé à faire de la musique sous ce pseudo «féminin, sensible et élégant», L’Impératrice compte aujourd’hui six membres et affiche une identité insaisissable. La preuve avec le premier album, pop, funk et disco, de la formation parisienne. Il ne faut pas se méprendre face à l’apparente simplicité de ces chansons en français: la texture musicale est dense sous le groove. Avec, pour ligne claire, la voix cristalline de la chanteuse, Flore Benguigui.

  • EN CONCERT LE 1/5 AUX NUITS BOTANIQUE À BRUXELLES.
02

ALAIN CHAMFORT – LE DÉSORDRE DES CHOSES (PIAS)

Plutôt que de sortir un best-of pour ses 50 ans de carrière, Alain Chamfort poursuit son aventure musicale sur les très beaux textes, plus directs, moins distanciés, ironiques, de Pierre-Dominique Burgaud. Sur Les Microsillons, on suit les lignes du temps sur le visage du chanteur-compositeur dandy, tandis que sur Exister, il évoque sur un rythme addictif le poids existentiel et le suicide en filigrane. Il n’y a pas d’âge pour se renouveler. Tant mieux.

03

CASCADEUR – CAMERA (UNIVERSAL)

Révélé en 2008 par son chavirant album The Human Octopus, Alexandre Longo se présente toujours casqué pour le troisième voyage cosmique de son alter ego Cascadeur. Un disque ample aux strates complexes entre musique électronique et organique, mais à l’évidence mélodique et à l’apesanteur troublante. Inspiré par le cinéma des années 70-80, Longo explore de manière onirique la solitude, l’obsession et le rapport au temps. Très émouvant.

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