Consommer exotique et belge, mission impossible? Détrompez-vous! Zoom sur une série de produits made in Belgium qui ont la cote!

Élargissez votre horizon culinaire sans entrer en conflit avec votre conscience écolo. Grâce à l’initiative de producteurs belges, vos papilles voyagent tout en consommant local. Petite panoplie non exhaustive du gastronome globe-trotter et responsable.

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Viande de bison d’Orchimont: une tranche de Far-West

Alternative exotique au bœuf, la viande de bison possède des qualités gustatives et énergétiques exceptionnelles: très pauvre en cholestérol et en graisses, elle est riche en fer et en protéines et se prête merveilleusement à la cuisson à la flamme comme aux préparations mijotées.

Depuis 1998, le ranch d’Orchimont élève des bisons des plaines, importés d’Amérique du Nord. Le bison américain restant un animal sauvage, il convient idéalement pour un type d’élevage bio, car il ne demande que très peu d’interventions humaines et se nourrit uniquement d’herbes durant la bonne saison et de fourrage grossier pendant l’hiver.

Son prix légèrement plus élevé que celui de la viande de bœuf s’explique par sa faible disponibilité: le ranch n’élève «que» 200 bisons, qui devront gambader pendant au moins 24 mois avant d’arriver à maturité. Mais son goût plein et franc et la garantie d’une viande locale justifient l’attente.

www.bisonranchorchimont.com
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Le champignon de Bruxelles: un Japonais à Anderlecht

Vous avez dit «shiitake»? Encore méconnu chez nous, ce champignon au goût parfumé et à la texture ferme et fondante est pourtant le deuxième champignon le plus consommé au monde, et l’un des piliers de la cuisine japonaise. S’il pousse au pied des chênes d’Asie, le shiitake s’est pris d’amour pour la bière belge, ou plutôt pour la drèche de bière (le résidu du brassage), sur laquelle il s’épanouit à merveille.

Quand on sait que seuls 10 % des ingrédients utilisés pour brasser une bière terminent dans votre verre, on imagine la manne de matière organique inexploitée! Cette double découverte a fait le bonheur de trois jeunes entrepreneurs belges, qui ont colonisé les sous-sols des caves de Cureghem à Bruxelles pour y installer leur ami champignon.

Une hospitalité rendue au centuple: aujourd’hui, la coopérative produit 750 kg de champignons chaque mois, qui partent garnir les étals des marchés de proximité et les tables des restaurants. On le mange en bouillon, relevé de sauce soja ou simplement poêlé au beurre sur un toast. Moins de déchets, moins d’avions-car- go et plus de goût dans notre assiette: Arigatou shiitake!

www.lechampignondebruxelles.be

Guide du locavore

On essaie de privilégier des produits locaux ou en tout cas proches de chez soi. Même au supermarché, il est toujours possible de s’informer sur la provenance d’un aliment: consulter les étiquettes et les tableaux de provenance est une simple habitude à prendre.

  • Il est aussi toujours possible de trouver des alternatives. Par exemple remplacer l’avocat par de la purée de noix sur une tartine ou par un mélange petits pois frais/pois chiches pour le guacamole.
  • Modérer sa consommation de produits venus de loin ne veut pas dire se priver et culpabiliser. Si on respecte le ratio «80/20» (80 % local,20 % exotique), on peut manger locavore tout en craquant occasionnellement pour une mangue, un fruit de la passion… ou du chocolat.

Retrouvez d’autres aliments exotiques « made in Belgique » dans le GAEL de mars!

Ce que vous réserve le GAEL de mars

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