30 ans… Depuis quelques semaines, on n’en finit pas à la rédac’ de nous remémorer les bons moments, nos débuts, toutes ces petites histoires qu’on a aujourd’hui envie de partager avec vous.

01

« Ma première interview pour GAEL: Elvis Pompilio »

  • Marie Honnay, journaliste mode

« En 2010, suite à un urgent besoin de changer de perspective, je craque pour un appart à Liège. Au neuvième étage, avec une vue de rêve. Première visite avec les proprios, un couple d’environ 70 ans, adorables. Ils m’expliquent que c’est leur fille qui va gérer la vente et que c’est à elle que je dois m’adresser pour la suite. Le soir même, j’envoie un long mail enflammé à cette femme. Je lui explique que cet appart, il est pour moi. Deuxième visite, avec elle cette fois. D’emblée, elle me demande ce que je fais dans la vie. Je lui dis que j’écris pour des magazines. Elle, elle est attachée de presse et connaît tout le monde dans le métier. Visiblement, la passion que j’ai mise dans mon mail l’a bluffée. Pendant que j’admire la vue, elle me glisse que la rédac chef de GAEL cherche une journaliste mode. Dans l’heure qui suit, je la contacte et quelques semaines plus tard, j’écris mon premier article pour le magazine: une interview d’Elvis Pompilio. Depuis, j’ai déménagé plusieurs fois, mais mon poste de journaliste mode à la rédac de GAEL, ça j’y tiens! »

02

« Pour détendre l’atmosphère, Adrien attrape le fer à repasser… »

  • Charlotte Versele, coordinatrice web

« Je garde un souvenir à la fois hilarant et très stressant d’un shooting de fin d’année avec tous nos anciens Guests. C’est la fin de la journée, tout le monde est fatigué et il faut vite boucler. Le duo Adrien Devyver/Lara Fabian est le dernier à passer. Sans doute pour détendre l’atmosphère, Adrien attrape le fer à repasser qui lui sert d’accessoire pour faire semblant d’envoyer de l’eau sur Lara. Sauf qu’il envoie plutôt un nuage de vapeur poussiéreuse sur la chanteuse, qui a un gros concert prévu le lendemain matin… Moment suspendu, regard effrayé d’Adrien, tremblements dans l’équipe… suivi d’un bon gros fou rire général. That’s a wrap! »

03

« J’ai découvert que beaucoup de mes amis lisaient GAEL en douce »

  • Apolline de Lassus, secrétaire de rédaction

« Ça devait faire un an ou deux que je travaillais pour GAEL quand j’ai présenté une proposition pour une sorte de billet d’humeur. Comme j’y abordais des sujets personnels, je suis restée très discrète sur le sujet quand ça a commencé à être publié et je n’en parlais jamais autour de moi. Si mes amis savaient que je travaillais pour GAEL, finalement, eux aussi restaient très discrets, et à part pour deux ou trois amies qui sont des fidèles du magazine, je ne savais même pas si les autres l’avaient feuilleté ne serait-ce qu’une fois. Jusqu’à ce que cette petite rubrique fasse sortir le loup du bois, et bien plus de loups que de louves, en l’occurrence. C’est en effet à cette époque que j’ai découvert que bon nombre de mes connaissances masculines “piquaient” (selon leurs termes) le GAEL de leurs compagnes pour le lire en douce. Même le plus tatoué de mes amis… »

04

« On a entamé les sujets intimes, puis les carrément brûlants »

  • Marianne Maury Kaufman, dessinatrice (Gloria)

« C’était à Diegem en 2006. Diegem! J’ai cru que le taxi s’était paumé tellement il a mis de temps à y arriver. J’ai le souvenir d’une rédaction joyeuse, de beaucoup de lumière
et de sourires. Moi, j’étais dans mes petits souliers parce que Mireille, la rédactrice en chef, même si elle était jolie et sympathique comme tout, m’impressionnait un peu. Alors après qu’on a discuté de mon travail et de choses sérieuses, j’étais bien contente d’abord d’avoir le job, ensuite de dégager le plancher, de me retrouver un peu moins coincée dans le sourire, de dégrafer le premier bouton de mon pantalon d’apparat… Or, voilà qu’elle m’a proposé de me raccompagner en voiture à Bruxelles. Ces tunnels terribles, ces avenues interminables, l’heure de pointe… On a été stoppées tout de suite après Diegem. On a mis, je ne sais pas, peut-être une ou deux heures à atteindre le centre, tassées dans une petite voiture, à cinquante centimètres l’une de l’autre, ayant à un moment épuisé tous les sujets anodins. Aux portes de la ville, on a entamé les sujets un peu plus intimes, et au fur et à mesure que le temps passait — et beaucoup de temps passait —, les
sujets carrément brûlants. Quand on s’est séparées, on savait beaucoup de choses de nous, les divorces et les amants, les enfants, les emmerdements, les rêves, les doutes et les points communs. On échangeait des recettes, on s’appelait de petits noms. J’ai repris mon Thalys avec une copine de plus. Que dis-je une copine, une amie. À la vie, à la mort. »

05

« Angèle était fébrile: son tout premier clip allait être diffusé sur YouTube »

  • Laurence Bibot, humoriste et GAEL Guest

« Je garde un souvenir charmant de ce shooting qu’on a fait pour GAEL avec Angèle fin 2017. On avait posé côte à côte autour d’un vieux poste de télé. Elle était toute fébrile car son premier clip, La Loi de Murphy, allait être lancé sur YouTube quelques minutes plus tard. À midi pile, on l’a regardé tous ensemble sur son GSM. Elle était émue et stressée. Moi aussi, d’ailleurs. Mais j’étais aussi confiante et fière. C’était la première fois que ma fille s’exposait autant, qu’elle montrait ce qu’elle savait faire. Je sentais que c’était le commencement de quelque chose, et aussi un moment privilégié avant qu’elle soit de plus en plus sollicitée. »

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