Durant ses études et pour financer son Erasmus, Camille Godfraind se lance dans la création et la vente de bijoux assemblés à la main. Une année plus tard, alors que les ventes se multiplient, son amie d’enfance Joséphine Jasko la rejoint dans l’aventure. Le petit projet en solitaire devient Meraki, une mini-entreprise à l’esprit responsable et respectueux de l’environnement.

Aujourd’hui, 5 années après ses premières créations, Camille termine ses études. Elle pense alors à quitter l’aventure Meraki, en quête de nouveaux projets. Avant de tourner la page, la jeune créatrice entend se livrer sur son expérience, afin de permettre à tous les étudiants qui le souhaitent de franchir le pas.

Quand tu es étudiant, tu n’as rien à perdre pour lancer ton business.

Un tremplin pour plus tard

Pour Camille, se lancer tôt dans le monde de l’entreprenariat offre de nombreux avantages. Et cette aventure serait même un véritable tremplin pour plus tard. “Une telle expérience permet de te lancer dans la vie active, avant même d’être dans la vie active”. Quoi de mieux que de pouvoir créer son entreprise sans en être indépendant financièrement, et en bénéficiant d’une certaine sécurité ? “Quand tu es étudiant, tu n’as rien à perdre pour lancer ton business.” C’est aussi le moment idéal pour prendre de l’avance sur ses projets, en acquérant déjà un certaine notoriété et un atout majeur sur le CV!

Un statut avantageux

Depuis 2017, les étudiants-entrepreneurs peuvent bénéficier d’un régime de cotisations sociales avantageux. La première chose à faire est de demander le statut d’étudiant-indépendant à une caisse d’assurances sociales (Acerta, Partena, UCM,…). Certaines conditions sont ensuite à respecter, comme le fait de ne pas dépasser +-7.000 euros de revenus par an. Il faut également payer une petite cotisation tous les trois mois. Mais de cette façon, vous ne serez pas taxé comme un travailleur indépendant, et vous bénéficierez de plusieurs avantages : “En tant qu’étudiant-indépendant, tu peux bénéficier d’avantages à l’unif. On m’avait par exemple dit que si mon business fonctionnait bien, on pouvait étaler mon année de master sur deux années”, explique Camille. Il est également primordial de s’inscrire à la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE), afin de recevoir un numéro d’entreprise et un éventuel numéro de TVA. Retrouvez plus d’informations sur le statut d’étudiant-indépendant ici. 

Les réseaux sociaux aident énormément à se lancer gratuitement.

Peu de frais

Certaines entreprises existent pour aider les jeunes à se lancer, mais elles sont bien souvent payantes. Or, Camille rappelle qu’il ne faut pas nécessairement disposer d’un gros budget pour créer son projet. Il s’agit surtout de financer son matériel de base.

“Les réseaux sociaux aident énormément à te lancer gratuitement, puisque tu fais de la pub non payante.” En créant une page Facebook et un compte Instagram, promouvoir sa marque devient totalement gratuit. Mais respecter certains principes est toutefois nécessaire pour que ces publicités soient efficaces. Pour Camille, il s’agit de publier de manière régulière, sans pour autant devenir harcelant. Il faut également bien communiquer sur son message afin de se distinguer de ses concurrents, poster du contenu de qualité, et ne pas hésiter à raconter son histoire, afin de créer l’authenticité de sa marque. Enfin, Camille rappelle que même si tout se passe en ligne, un rendez-vous physique de temps en temps est important pour montrer la dimension humaine de l’activité.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par MERAKI 🌿 (@_meraki_by)

Le contenu intégré souhaite enregistrer et/ou accéder à des informations sur votre appareil. Vous n’avez pas donné l’autorisation de le faire.
Cliquez ici pour autoriser cela de toute façon
Pour créer son site Internet, Camille est passée par WiziShopune entreprise française. Elle paie ce service 30 euros par mois, et la plateforme prend en plus une petite commission sur ce qu’elle gagne. Cela lui permet de gérer son site web de manière simple et autonome. Camille paie également son nom de domaine 15 euros par an. Mais toute cette étape peut bien sûr avoir lieu plus tard, lorsque le projet est déjà bien lancé.

Les conseils de Camille

  • Être organisé : Il n’est pas toujours facile de gérer les rushs. Bien souvent, fêtes riment malheureusement avec périodes d’examens. “Le secret est l’organisation. Si tu organises bien ton travail et que tu te mets des limites, tu parviens à bien gérer ton temps.”
  • Placer ses priorités là où il faut : Bien qu’un business engendre des revenus, les études doivent passer en priorité.
  • Être patient et persévérant : “Quand j’ai commencé toute seule, ça a démarré petit à petit. Du jour au lendemain, j’ai vendu énormément notamment grâce au confinement. Mais il ne faut pas voir trop loin, et laisser les choses se faire petit à petit, sans se poser trop de questions”. Il faut aussi garder en tête que même si l’activité ne fonctionne pas, c’est avant tout une expérience et non pas un échec.

Briser votre routine rythmée par les salles de cours en créant votre propre entreprise est probablement bien plus simple que vous ne le pensez. Le tout est d’oser : “Tant que tu as l’idée et la motivation pour le faire, il n’est vraiment pas difficile de se lancer!” rappelle Camille.

+ DE TÉMOIGNAGES: