Vous avez lu et relu tous les livres de votre bibliothèque? Il est temps d’investir dans un nouvel opus! Faites de la place sur votre table de chevet, ces livres vont vous captiver.

01

Comme un fantôme

Damian entre dans une armoire au milieu d’une brocante pour échapper à la police après un menu larcin. Le meuble est acheté et livré dans la chambre des nouveaux acquéreurs. Toujours à l’intérieur, il décide de profiter de cette mésaventure pour disparaître de sa propre vie. Épiant avec intérêt le quotidien de la famille dans laquelle il a atterri, ce quadragénaire sans emploi prend peu à peu goût à cette nouvelle existence fantomatique et aux pouvoirs insoupçonnés qu’elle lui donne. On aime le côté fantastique de cette fable noire qui n’oublie pas de nous faire réfléchir, sourire et frémir. Écrit par un célèbre journaliste et romancier madrilène, cette fiction a connu un grand succès populaire en Espagne. Le détail qui tue. Le héros livre en direct ses pensées dans un talk-show imaginaire. Une astuce narrative qui permet d’illustrer avec génie nos petits mélodrames intérieurs.

  • « OÙ L’ON APPREND LE RÔLE JOUÉ PAR UNE ÉPINGLE À CRAVATE », JUAN JOSÉ MILLAS, 176 P., ÉD. PLON.
02

Paranoïa

Dans les années 60, la grande romancière américaine Patricia Highsmith s’est isolée pendant quelques mois dans un petit cottage en Angleterre. C’est sur la base de ce séjour dans le Suffolk, sans doute guidé par le besoin d’écrire, que démarre ce roman palpitant qui entremêle fiction et réalité, thriller et réflexions littéraires. Angoissée à l’idée d’être espionnée, bloquée par des problèmes d’écriture, obsédée par le souvenir de sa mère, traquée par une journaliste, rongée par l’alcool et terrassée par l’amour d’une femme mariée, Patricia Highsmith est au bord du gouffre. Mettant en scène les propres thèmes de l’auteure de Monsieur Ripley, cette intrigue bien ficelée a vraiment de quoi nous passionner. Le détail qui tue. Complètement gaga de ses escargots de compagnie, la reine du suspense les glisse dans son sac à main pour se rendre à ses interviews.

  • SANG D’ENCRE, JILL DAWSON, 384 P., ÉD. DENOËL.
03

Entre deux rives

Comment résister aux vents contraires qui soufflent sur nos existences? À 57 ans, Léonor est confrontée simultanément aux premiers frissons d’une relation amoureuse et à l’angoisse de voir sa mère s’abandonner peu à peu à la mort. Quelle attitude doit-elle adopter face aux silences désespérés de celle qui lui a donné la vie? Que doit-elle choisir entre la délicatesse de son nouvel amant et la nostalgie d’un vieil amour d’adolescence? La romancière belge Ariane Le Fort (prix Rossel 2003) renoue avec ses sujets favoris que sont le couple, le vieillissement et la fluctuation des sentiments pour tisser un roman tout en nuances qui n’épargne pourtant pas nos sensibilités en nous offrant le spectacle des corps flétrissants et des désillusions de l’amour. Le détail qui tue. La mère de Léonor supplie ses filles de l’emmener se noyer dans les vagues de la mer du Nord pour en finir avec la vie.

  • PARTIR AVANT LA FIN, ARIANE LE FORT, 174 P., ÉD. SEUIL.
Relax, take it easyyy!