Qui a peur du grand méchant combiné? Bien qu’il soit scotché à notre main, le téléphone ne nous a jamais fait aussi peur. Explications.

Vous préférez passer par Deliveroo ou Ubereats plutôt que de téléphoner directement à votre pizzaïolo, quitte à y laisser une mini commission, tout ça pour éviter le fameux coup de téléphone? Vous n’êtes pas la seule, loin de là.

Pourquoi ai-je peur du téléphone?

Existe-t-il un sentiment de joie plus intense que celui de tomber sur la messagerie vocale après avoir stressé pendant 120 secondes de peur que votre interlocuteur prenne votre appel? Certains ont peur des araignées ou des avions, d’autres de leur smartphone. Attention, quand on parle de peur du téléphone, n’imaginez pas une personne qui hurle de peur dès qu’elle en aperçoit un. La phobie du téléphone ne se résume pas à l’objet, mais au fait même de téléphoner: qui va décrocher? Suis-je au bon endroit? Vais-je trouver mes mots? Tant de questions qui vous paralysent avant même d’entendre votre interlocuteur.

Il faut distinguer deux peurs assez différentes: celle de décrocher et celle de téléphoner. La peur de prendre des appels se rapproche de la peur d’entendre de mauvaises nouvelles. Le coup de fil est vu comme important et urgent, ainsi si quelqu’un prend le temps de téléphoner, on se dit que c’est sûrement pour quelque chose de grave, non? Cette peur touche surtout les timides et les personnes ayant peu confiance en elles.

La peur de téléphoner est différente. L’appel est souvent perçu comme une intrusion, on a toujours peur de déranger notre interlocuteur car le téléphone interrompt l’activité qu’il/elle était en train de suivre.

Comment y remédier?

Pourquoi cette peur est-il si courante aujourd’hui? Car, même si tout le monde a un téléphone dans sa poche, il n’y a jamais eu autant d’alternatives au fameux coup de fil. Mails, sms, applications: tout est bon pour éviter de téléphoner, renforçant ainsi encore un peu plus notre peur du téléphone. Une seule solution pour ne plus sursauter au moindre appel masqué: y faire face. On ne vous dit pas de prendre les appels lorsque vous êtes occupée ni de devenir la nouvelle standardiste de l’année, mais de ne plus nier les appels lorsque vous avez votre téléphone dans les mains (et que vous jouez à Candy Crush). Imposez-vous des quotas: « Aujourd’hui, je passe au moins un coup de fil au lieu d’envoyer un mail » car cette phobie peut avoir un impact négatif sur votre travail, mais aussi votre bien-être.

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