La sexualité est un facteur essentiel dans la vie de couple. Si bien qu’elle représente même parfois un motif de rupture…

C’est une situation que l’on a toutes vécues au moins une fois: on prévoit une soirée torride avec chéri de la lingerie aux accessoires. On lance les « festivités » et… c’est fini après une minute, voire moins. Beaucoup de tracas pour pas grand chose... Bien qu’on soit contente que notre partenaire ait (vite) atteint de 7e ciel, on ne peut s’empêcher de ronchonner dans notre coin, notre libido frustrée comme jamais.

Stress, alcool, degré d’excitation…: si de nombreux facteurs entrent en compte pour établir la vitesse à laquelle notre partenaire éjacule, des éjaculations précoces à répétition peuvent susciter des disputes au sein du couple voire même une rupture, selon 29% des femmes. C’est le résultat d’une étude menée par l’ISOP.

Quand parler d’éjaculation précoce?

L’éjaculation précoce est le trouble sexuel masculin le plus fréquent et il touche régulièrement un homme sur 3 au cours de sa vie. Mais quand parle-t-on d’éjaculation précoce? C’est une notion très variable. Selon l’étude, 28% des personnes sondées parlent d’éjaculation précoce lorsque la durée séparant la pénétration et l’éjaculation est inférieure à 4 minutes. À titre comparatif, l’ISOP estime la durée moyenne d’un rapport sexuel (entre la pénétration et l’éjaculation) à 13 minutes. Il existe différents types d’éjaculation précoce: celle qui se déroule avant pénétration (un tiers des hommes sondés ont reconnu avoir récemment souffert de ce type d’éjaculation précoce) et celle qui se déroule quelques secondes après la pénétration (59%).

Quand l’amour ne suffit plus

Ce trouble sexuel influence à la fois la personne qui en souffre (crises d’anxiété, manque de confiance en soi voire dépression) mais aussi son couple (frustration du partenaire, disputes). Ce problème est parfois sous-estimé par l’homme qui décide souvent de ne pas en parler ouvertement à sa partenaire. Une grave erreur qui augmente la frustration du partenaire. Ainsi, si seulement 15% des hommes sujets à l’éjaculation précoce pensent avoir été plaqués pour leur manque de performance, alors que 29% des femmes sondées admettent avoir déjà mis un terme à une relation pour cette raison!

« Ce problème a tendance à dégrader la relation de couple. Les hommes ont pour habitude de ne pas en parler aussi bien au corps médical mais également à leur partenaire, alors même qu’ils ont conscience de ce problème. Ils sous-estiment grandement l’impact négatif que cela peut engendrer dans leurs relations » assure François Kraus, Directeur du pôle « Genre, sexualités et santé sexuelle » interrogé dans le cadre de cette étude.

Oups, ça coince au lit: