Les derniers mois ont mis nos coeurs et nos têtes à rude épreuve. Face à l’adversité et au manque de contrôle sur la situation, comment tenir bon? Alice De Duve, psychologue, nous donne son avis.

Tenir tête face à l’adversité

Si le premier confinement a fait quelques heureux (rues silencieuses, horaires différents, du temps à la maison, en famille…), il semble que même ceux-là ne se soient plus réjouis de ce second confinement. Depuis mars dernier, les défis se sont accumulés et l’absence de perspectives nous a finalement tous mis à rude épreuve. À combien de challenges avons-nous été confrontés ces derniers mois ? Comment tenir tête ?

Face à l’adversité, quelque soit l’ampleur de la difficulté, Darwin nous l’a dit clairement : ce sont ceux qui s’adaptent qui survivent. À l’échelle de l’humanité, être plus ou moins fort importe peu. Non, ce qui compte, c’est notre faculté à nous adapter à la situation qui peut nous sauver.

Vivre avec l’impermanence

Comment ce principe Darwiniste s’applique-t-il à cette situation ? La vie, par définition, contient les notions d’évolution, de changement, de cycle. Le simple fait d’être vivant nous expose, qu’on le veuille ou non, à la transformation, au mouvement, à l’impermanence. Le principe vital nous fait grandir, nous métamorphoser, changer. Lorsque l’on cherche à se préserver du changement, c’est la vie-même que l’on refuse.

“Vers quoi allons-nous ? Nul ne sait. Vaccin ou pas, notre mode de vie sera sans doute modifié à jamais.”

Celui qui attend que tout redevienne comme avant pour reprendre son activité telle qu’il la pratiquait renonce à s’adapter à une situation nouvelle. Celui qui ne cherche pas à rebondir, se réinventer ne pourra pas survivre face à de grands chambardements comme ceux auxquels on fait face depuis quelques mois. Vers quoi allons-nous ? Nul ne sait. Vaccin ou pas, notre mode de vie sera sans doute modifié à jamais.

« La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie » (Sénèque). Alors allons avec le flot de la vie. Plus le temps de la sidération est court avant de se reprendre en main, plus nous nous adaptons efficacement. Mobilisons nos imaginations, non pas pour entretenir la peur, mais pour trouver des solutions. Réveillons notre créativité. Après tout, nous sommes toujours vivants alors relevons-nous, courageusement, dignement, gaiement et reprenons la vie à pleines mains !

Alice de Duve
Psychologue
Merveille (thérapie)
www.merveilletherapie.com

POURSUIVEZ VOTRE LECTURE