Saviez-vous que le présentateur du 71, Jean-Michel Zecca était un passionné de Napoléon? Il nous raconte son adolescence costumée à travers un cliché.

« C’est entré dans mon ADN »

« J’ai 15 ans et cela fait des années que je tanne ma mère pour pouvoir enfin porter ce costume de grognard de Napoléon. Les festivités autour du lundi de Pentecôte sont une tradition très vive dans ma région d’origine, l’Entre-Sambre-et-Meuse. Pendant deux à trois jours, 2 000 personnes se réunissent pour rejouer le passage des troupes escortant les pèlerins qui allaient déposer l’obole à l’abbaye voisine. C’est entré dans mon ADN, comme les Gilles pour les habitants de Binche. Je pleure pour y aller.

Le virus m’a pris à l’âge de 6 ans, un soir où ma mère m’a amené voir ces troupes costumées défilant dans la nuit avec leurs torches au son des fifres et des tambours. Ça m’a terriblement plu. Mes parents n’étaient pas très chauds pour que j’y prenne part, car l’événement est également festif et plutôt bien arrosé… Aucun membre de ma famille n’y participait, c’était vraiment un coup de cœur personnel. Mais j’ai quand même pu le faire pendant environ six ans. On louait mon costume chez l’un des deux grands costumiers de la région.

Une tradition perpétuée

On a fait des trucs insensés ainsi vêtus, comme aller à pied de Gerpinnes à Waterloo ! Il faut habiter dans le coin pour comprendre cet engouement. Vous voyez comme j’ai l’air fier sous un chapeau pareil, en poils d’ours ? Je ne doute de rien ! J’y retourne chaque année. Depuis que ma fille a 1 an, c’est la tradition : on va chez ma mère à Gerpinnes pour le week-end de Pentecôte. À 5 ans, elle le revendique ! Je m’attends à ce qu’un jour, elle aussi demande à y participer. Les filles sont les bienvenues, même si leur rôle est confiné à celui de l’époque : une cantinière qui sert à manger et la goutte, une espèce d’alcool très fort, qualité frelaté. On était bien loin des combats féministes d’aujourd’hui.

J’ai gardé une fascination pour l’époque napoléonienne, pour ses costumes et pour Napoléon lui-même. Quand j’étais jeune, mes parents m’ont emmené au Musée des Invalides, à Paris. J’ai lu Max Gallo et des tas de bouquins sur le sujet. J’ai assisté aux dernières reconstitutions de la bataille de Waterloo… J’avais encore un invité en studio récemment au sujet de 1815. Aujourd’hui, ne me demandez pas de participer à une soirée costumée, ça me saoûle. Mais les costumes de cette époque, j’aime. Ça reste. J’ai gardé cette tendance à me prendre de passion pour des sujets divers et variés. Là, je suis dans une période cuisine asiatique, depuis que je suis tombé sur un documentaire qui montre deux types qui voyagent en Asie sur le terrain de la street- food… Ça me prend comme ça ! »

SON ACTU

L’animateur de 50 ans interviewe en radio, du lundi au vendredi à 9 h, une personnalité dans le #90minutes sur Bel RTL. En télé, il anime le jeu Septante et un sur RTL-TVI, du lundi au vendredi à 18 h 30. Et en avril, il fêtera un an d’ouverture de son restaurant (italien), La Felicita, 528 chaussée de Bruxelles, à Waterloo. www.restaurantfelicita.be.

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