La cheffe-star Isabelle Arpin, notre Guest du mois de janvier, nous présente en images 5 objets qui lui sont particulièrement chers.

Isabelle Arpin, un role model accessible

Elle est perpétuellement là où on ne l’attend pas. Elle fait des études d’économie, qu’elle ponctue avec un diplôme de cuisine. Française d’origine, elle tombe, ado, désespérément amoureuse d’Ostende et y vit presque vingt ans. Inconnue du grand public, elle quitte la côte belge et débarque chez Alexandre, à Bruxelles. Elle récupère l’étoile que le restaurant avait perdue. Devient une star. Remet tout en jeu en partant, reprend les manettes du WY de Bart de Potter. Maintient l’étoile. Puis s’en va. Le monde de la gastronomie bruisse, chuchote, l’attend. C’est sûr, Isabelle va ouvrir son propre resto. On se perd en conjectures sur l’endroit, les associés, le timing. C’était sûr, ça allait arriver. Sûr? Le mois dernier, elle annonce qu’elle reprend les cuisines du Louise 345, un endroit absolument inconnu du grand public.

« Elle a compris qu’on ne faisait bien et avec bonheur que ce qu’on faisait avec envie. »

Ne cherchez pas, dans le parcours d’Isabelle Arpin, un plan de carrière, une cohérence. Elle a compris qu’on ne faisait bien et avec bonheur que ce qu’on faisait avec envie. Alors elle fait ce qu’elle a envie de faire. Elle veut cuisiner, mais rester libre. Et si sa manière de gérer son parcours intrigue, finalement, c’est notre problème, pas le sien. Puis elle est occupée, son casque sur la tête, un morceau d’opéra à fond, à fignoler un plat, elle ne nous entend pas nous demander si tout ça est bien logique.

Comme tous ceux qui l’ont rencontrée, on a adoré Isabelle Arpin. Avec sa chemise en jeans, son pantalon noir, ses baskets et sa coupe à la Joséphine Baker, son rire absolument irrésistible et sa manière, sans y toucher, de nous rappeler que ce qui compte vraiment dans la vie, c’est être en accord avec soi-même, elle est une espèce de role model accessible.

Après nous avoir confié ses adresses food préférées et s’être confiée sur sa passion (et profession), nous avoir présenté ses amis les plus proches , et avoir reçu nos Super Guests à sa table, la cheffe nous présente – en images – 5 objets chers à son coeur.

Portrait craché

«Un portrait de moi réalisé par une artiste ostendaise. Une coupe de champagne, un air de brigand (voir ma chemise en page suivante): c’est tout moi!»

Retour en enfance

«50 % espagnole, 50 % égyptienne: c’est tout ce que je sais de mes origines. Ce regard… C’est grâce à lui que j’obtiens ce que je veux des gens qui m’entourent!»

Tic-tac…

«J’ai toujours une montre. Ça fait partie de mon habillement. Cette Pasha Grille numérotée de Cartier est celle que je porte le plus souvent, même en cuisine.»

Tablier unique

«Ma chemise customisée par l’artiste Denis Meyers. Enfants, avec mes amis de l’île d’Yeu, on s’était surnommés “Brigands des mers”. Désormais je suis “Brigand des villes”.»

Mots doux


«Une carte envoyée à maman d’un camp de vacances, vers 7 ou 8 ans. “On m’appelle Petit Diable” (j’aimais ça!), “J’espère que tu as bien caché mes Goldorak.” Marrant!»

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