Dans le GAEL de novembre, trois ménages nous disent tout sur comment ils gèrent le coût de la vie et équilibrent dépenses et plaisirs. Par Evelien Roels, avec la collaboration de Marie Honnay. Illustration: Gorgeous Georges Studio.

Fabrice et Marie sont tous les deux indépendants. Contrairement aux salariés, leurs revenus ne sont pas indexés. La hausse des prix, c’est dans les magasins qu’ils la ressentent le plus.

Poursuivre votre lecture ?
Vous souhaitez poursuivre votre lecture et avoir un accès illimité à nos articles? Créez vite un compte et plongez dans l’univers Gael.be!
Crééz un compte gratuit en une minute et obtenez un accès illimité aux articles Gael.be

Le témoignage de Fabrice et Marie, parents de Morgane, 7 ans

Marie : « En tant qu’indépendants, on ne sait jamais exactement combien on va gagner chaque mois. Pour avoir plus ou moins une idée de ce qui va rentrer, on s’octroie un “salaire”. Le reste, nous le versons sur un compte professionnel qui nous permet de payer les impôts, les cotisations sociales, le comptable, l’épargne-retraite. On garde aussi une  réserve pour les vacances ou en cas de maladie. Nous nous débrouillons généralement bien  avec la somme que nous nous octroyons. Par chance, le remboursement de notre prêt hypothécaire n’est pas trop élevé. Nous avons acheté notre première maison il y a vingt ans, avant que les prix de l’immobilier explosent. Cela semble presque absurde aujourd’hui, mais nous avons payé 75 000 euros pour une maison qui ne nécessitait pas de travaux. Nous l’avons rénovée, puis vendue. La plus-value nous a permis d’acheter notre maison actuelle sans contracter un gros emprunt. Être propriétaire est une vraie source de satisfaction. Surtout maintenant que la vie est devenue si chère. »

 

“Faire du shopping sans réfléchir, on ne sait même plus ce que ça veut dire !”

L’HIVER AU CHAUD

« Comme pour tout le monde, c’est l’avance mensuelle liée à nos frais de chauffage et d’électricité qui nous coûte le plus. Lorsque nous avons rénové notre maison il y a huit ans, il nous a semblé naturel de remplacer le chauffage électrique par du gaz naturel. Mauvais choix ! Heureusement, nous avons aussi un poêle à pellets. L’an dernier, on payait 250 euros pour un sac de pellets. Maintenant : 650 pour la même quantité. En principe, avec ce qu’on achète, on a assez de stock pour deux hivers. C’est rassurant ! Même si les prix continuent d’augmenter, nous ne passerons pas l’hiver au froid. Nos dépenses en nourriture sont également très élevées. Avant, nous achetions tout ce que nous aimions. Désormais, faire du shopping sans réfléchir, on ne sait même plus ce que ça veut dire ! Les rentrées d’un indépendant ne sont pas indexées. Pourtant, indépendant ou pas, notre caddie moyen est 12 % plus cher que l’an dernier. Les gens partent du principe qu’il nous suffit d’augmenter nous aussi nos prix. En réalité, ce n’est pas aussi simple que ça. Fabrice doit de toute façon facturer plus, car les prix des matériaux de construction ont fortement augmenté. Pour ma part, je dépends du tarif proposé par mes clients. Dans 99 % des cas, il est exactement le même qu’avant la crise. »

PLAISIRS SIMPLES

« Aucune de nos activités n’est vraiment coûteuse. Notre fille fait de la danse et de la guitare, mais ce type de loisirs n’est pas si onéreux qu’on le pense. Fabrice et moi n’avons pas d’activités régulières, mais ça ne nous dérange pas. Nous aimons manger au restaurant et nous ouvrons parfois une bouteille de vin le mardi soir. Comme on ne part pas en vacances, on a tendance à dire, par boutade, que c’est notre budget voyage. Certaines personnes aiment aller skier ou partir en été. Nous préférons profiter de petits plaisirs simples toute l’année. Jusqu’il y a peu, nous avions une femme de ménage qui nous aidait pour le nettoyage et le repassage, mais elle a décidé d’arrêter. En attendant de voir ce que l’hiver nous réserve, nous allons nous débrouiller seuls. »

Découvrez ce dossier en intégralité dans le GAEL de novembre, disponible en librairie.

FAITES DES ÉCONOMIES!