C’est un sujet qui intrigue toutes les femmes: le gel des ovocytes. Pourquoi y avoir recours? Comment se déroule la procédure? Anja nous livre son témoignage. La jeune trentenaire a décidé de congeler 19 de ses ovocytes l’année dernière; un geste qu’elle ne regrette absolument pas.

« J’ai toujours été une travailleuse acharnée, j’ai eu de longues relations, mais en tant que responsable marketing, j’étais très ambitieuse et j’aspirais toujours a un meilleur travail. Avoir un homme, c’est juste un extra selon moi: j’ai beaucoup d’amis et une bonne vie sociale, je ne commencerai jamais une nouvelle relation juste pour l’aspect social, juste parce que la société estime qu’il devrait en être ainsi. Pourtant les choses ont changé quand j’ai eu 35 ans. Je n’avais toujours pas rencontré le bon et je paniquais à l’idée que mon horloge biologique ne cesse d’avancer… Même si je ne voulais pas avoir d’enfants maintenant, je voulais garder cette porte ouverte.

« J’ai commencé à mettre une énorme pression sur mes épaules et celles des hommes que je fréquentais. Les hommes que je rencontrais devaient être de bons pères potentiels »

J’ai commencé à mettre une énorme pression sur mes épaules et celles des hommes que je fréquentais. Les hommes que je rencontrais devaient être de bons pères potentiels, sinon cela ne servait pas à grand chose. Bien sûr, ce n’est clairement pas une bonne approche pour construire et développer de relations de qualité, mais c’était plus fort que moi.

Une tranquillité d’esprit

Quand mon gynécologue m’a parlé de la possibilité de congeler des ovocytes, je suis tombée de ma chaise. Je n’en avais jamais entendu parler et j’ai pris un rendez-vous avec un gynécologue spécialisé dans ce domaine. Au départ, c’était seulement pour demander des informations, mais j’ai été très rapidement convaincue. Le psychologue de la clinique m’a expliqué que mon comportement «étrange» vis-à-vis des hommes était normal et que je n’étais certainement pas la seule à souffrir de cette situation. Le gynécologue a été très clair: ils ne pouvaient pas me garantir que cela allait fonctionner, mais les chances d’avoir une grossesse naturelle sans souci de santé augmentaient considérablement. Cela m’a convaincue. Quel soulagement, ça m’a procuré une telle tranquillité d’esprit, comme si je gagnais du temps et je ne devais plus être pressée pour trouver le bon.

L e traitement

J’ai subi un traitement en deux étapes. Tout d’abord, je commence par injecter des hormones au niveau de mon l’estomac pendant deux semaines, ensuite un médecin prélève les ovocytes. Deux sessions ont été nécessaires pour prélever 19 ovocytes. Au total, j’ai payé environ 5 000 euros, mais pour moi cette tranquillité d’esprit valait chaque euro. J’ai également eu de la chance de ne pas avoir d’effets secondaires liés à la prise d’hormones.

« Je ne sais pas si je vais utiliser les ovules congelés. mais si c’était à refaire, je le ferais sans hésiter: la tranquillité d’esprit n’a pas de prix »

Je ne sais pas si j’utiliserai un jour ces ovocytes congelés. Lorsque j’ai terminé la deuxième partie du traitement, j’ai rencontré mon copain actuel. Il est fantastique et a réagi de manière très positive à ma décision. Congeler mes ovocytes a facilité mes relations: je suis ravie de l’avoir rencontré et je me vois certainement avoir des enfants avec lui, mais je ne veux rien précipiter. Je ne regrette pas du tout cette décision et je recommanderai cette pratique à toutes les femmes qui sont dans ma situation! Le fait de ne plus devoir se soucier de son horloge biologique procure un bonheur et une sérénité qui n’ont pas de prix.»

QUELQUES QUESTIONS RAPIDES À ANJA

Avez-vous remarqué des changements hormonaux? « Non, je n’ai ressenti aucun changement. Mais c’est différent pour tout le monde. J’ai peut-être eu de la chance. »

Était-ce difficile de faire des piqures au niveau de son estomac? « Ce n’est pas aussi douloureux que l’on croit. J’étais un peu nerveuse la première fois, mais ça s’est parfaitement déroulé par la suite. »

Le prélèvement des œufs est-il douloureux? « Non, c’est plutôt inconfortable. »

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