Plaquer son boulot et son train-train quotidien pour déménager dans un autre pays: on en a toutes rêvé un jour. Aline a sauté le pas et nous raconte ses premiers mois en tant que nouvelle Suédoise. Photo: Liesbet Peremans.

Ma nouvelle vie a Göteborg

« Après avoir vécu 28 ans en Belgique, je vais commencer une nouvelle vie à Göteborg, en Suède. Si on m’avait dit ça il y a un an, je ne l’aurais pas cru. Mais c’est décidé, je laisse ma vie de citadine belge derrière moi pour ouvrir ce nouveau chapitre. Ce qui me motive à aller vivre à l’étranger? J’ai trouvé un travail fait pour moi. J’étais très satisfaite de mon ancien job en relations publiques, je ne m’ennuyais jamais et j’avais encore de nombreux échelons à gravir, mais l’été dernier, je suis tombée sur une offre d’emploi sur Facebook que je ne pouvais pas refuser. J’avais l’opportunité de travailler pour Monki, une marque de mode que j’adore. Le label était à la recherche d’un nouveau chef pour le département RP. J’ai été prise et j’ai commencé mon nouvel emploi début janvier.

« Je me rassure en disant que je ne pars pas à l’autre bout du monde, comme ma sœur, qui a déménagé en Australie. »

J’en suis fan, même si je suis consciente que ce ne sera pas toujours facile. Je me rassure en disant que je ne pars pas à l’autre bout du monde, comme ma sœur, qui a déménagé en Australie. La Belgique n’est qu’à une heure et demie de vol. Je garde toujours à l’esprit que je peux revenir en arrière si l’expérience ne se révèle pas à la hauteur de mes attentes. Je suis célibataire, je n’ai pas d’enfants ni de crédit immobilier : cette période de ma vie est propice au changement, je suis libre comme un oiseau. J’ai emménagé dans une authentique villa suédoise en collocation avec des gens de mon âge. C’est nettement plus accessible qu’une vie en solo.

Bye bye vie en solo

Évidemment, j’ai besoin d’un peu de temps pour m’habituer à la vie en coloc, j’ai perdu mon intimité et mon spacieux appartement belge risque de me manquer. Mais Göteborg est une ville très green, il vous suffit de rouler à vélo pendant vingt minutes et vous vous retrouvez en pleine nature. Je me réjouis de découvrir d’autres nouveaux paysages. Je devrai aussi m’habituer aux longs hivers, mais je connaîtrai enfin le véritable cocooning à la scandinave. 

« J’ai peur de me sentir seule en Suède, d’avoir le mal du pays ou encore de me planter. »

Bien sûr, mon pays va me manquer. J’ai beaucoup d’amis ici, si j’ai envie de sortir, manger un bout ou boire un verre, il y a toujours quelqu’un pour m’accompagner. Mes parents me manqueront également. J’ai peur de me sentir seule en Suède, d’avoir le mal du pays ou encore de me planter. Mais je le sens bien, je sais que je vais faire des rencontres, nouer de belles amitiés et découvrir une toute nouvelle culture. Grâce aux réseaux sociaux, je pourrai facilement rester en contact avec mon entourage. Ma sœur vit à l’autre bout du monde, au pays des koalas et des kangourous, pourtant je l’ai au téléphone trois fois par semaine. Je vais réussir, et si ce n’est pas le cas, j’aurai au moins le mérite d’avoir tenté ma chance. Si je laisse passer cette opportunité, je le regretterai toute ma vie. »

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