Les jeux de société sont des divertissements innocents… à moins de jouer avec des mauvais perdants. Pourquoi ont-ils autant de mal à admettre une défaite?

L’important, c’est de participer. Cette phrase, que vous trouvez de prime abord innocente, a tendance à rendre furieux les mauvais perdants. Pour eux, hors de question de considérer les jeux de société ou la moindre compétition sportive comme un loisir. Ils doivent gagner ou rien. Soupçons de triche, accusation de complot entre plusieurs joueurs ou nouvelles règles inventées: toutes les excuses sont bonnes pour expliquer sa défaite. Résultat, les soirées jeux se terminent par des tas de cris, un plateau ou des cartes jetés à terre et de longues périodes de bouderie. Mais pourquoi les mauvais perdants prennent-ils la compétition autant à coeur?

Comprendre les mauvais perdants

Qu’on se le dise, ne pas apprécier l’échec est totalement normal, surtout à l’enfance. Cependant, si cette défaite vous donne un sentiment de colère et de souffrance intense à l’âge adulte, cela indique un conflit personnel intérieur bien plus profond. Il n’existe pas de profil type du mauvais perdant, mais ce sont souvent des gens qui ont tendance à s’impliquer dans tout ce qu’ils entreprennent. Ayant investi du temps et toutes leurs compétences à jouer, la défaite leur paraît bien plus amère. Le mauvais perdant manque souvent de confiance en lui, il a un grand besoin de reconnaissance. Ne se sentant pas valorisé au quotidien, il se voit dans l’obligation d’imposer ses victoires dans un tas d’autres domaines, dont les loisirs. Le jeu est malheureusement souvent le terrain d’injustices. Ce n’est pas toujours le plus méritant qui l’emporte, il suffit souvent d’un coup de chance: un facteur qui irrite les personnes qui accordent une grande importance à la justice.

Comment se comporter face à un mauvais perdant?

Si vous êtes vous-même un mauvais perdant, essayez de comprendre d’où vient ce besoin avide de victoire. Manque de confiance en vous, sentiment d’injustice du quotidien qui se manifeste durant vos loisirs ou simplement un complexe d’infériorité vis-à-vis de votre entourage – en effet, certains développent une mauvaise foi sélective, c’est à dire qu’ils haïssent la défaite mais uniquement lorsqu’ils jouent avec certaines personnes (partenaire, famille ou amis). Evitez les jeux qui vous mettent hors de vous et n’hésitez pas à en discuter avec un thérapeute si ce sentiment devient trop pesant.

Un membre de votre entourage est un mauvais perdant? L’erreur la plus fréquente est de vouloir minimiser sa défaite ou de rire de sa mauvaise foi. Le mauvais perdant déteste ça. Ne réagissez pas à chaud, laissez-le s’énerver dans son coin et revenez vers lui par la suite en lui faisant comprendre à quel point son comportement peut être pesant et ne vous donne pas envie de jouer à nouveau avec lui.

+ de psycho: