Panne, mésentente ou dispute: le lit peut être le foyer de nombreux problèmes de couple. Et pourquoi ne pas rendre une petite visiter à un sexologue?

Soyons honnête, nous avons toutes déjà eu envie de pousser les portes d’un cabinet d’un sexologue. Par besoin ou simplement par curiosité, qui n’a jamais voulu se transformer en petite souris pour observer le déroulement d’une consultation avec un sexologue? 4 experts du sexe nous ont ouvert leurs portes le temps d’une interview. Après nous avoir révélé leur meilleur conseil et les problèmes les plus récurrents dans un couple, voici qu’ils se confient sur l’essence même de leur métier. À quel moment et, surtout, pourquoi faut-il consulter un sexologue?

Pourquoi consulter un sexologue?

01

Pour parler ouvertement

William S. est anthropologue et sexologue clinicien. À 28 ans, il a ouvert son cabinet de sexologie. 70 % de ses patients sont des hommes. Il est notamment spécialisé dans les problèmes d’érection et d’orgasme. Il propose aussi des thérapies de groupe et officie en tant que sexologue dans une maison médicale.

« Lorsque des couples se disputent à la maison, il est fréquent que l’un des deux partenaires se ferme à la discussion ou s’enfuie en courant. En présence d’un thérapeute, on n’en arrive jamais à de telles extrémités. Les conversations peuvent prendre une tournure plus profonde sans que cela ne dérape. Le fait d’oser évoquer ce qui semblait ne pas pouvoir l’être permet de recréer le lien au sein du couple. »

02

Vaincre le tabou

Stéphane B. est docteur en philosophie et sciences morales. Il est également titulaire d’un master en sciences familiales et sexologiques. Depuis 2002, il officie en tant que sexologue, spécialisé dans les questions de genre et la dépendance au sexe, mais il s’intéresse également à tous les volets de la sexologie.

« Nous sommes encore très influencés par notre éducation judéo-chrétienne. Nous pensons que les problèmes se résolvent d’eux-mêmes. Le fait de consulter un sexologue est encore très tabou. Les gens préfèrent se faire prescrire des antidépresseurs qu’entamer une thérapie. Je pense que l’école a un rôle majeur à jouer dans l’apprentissage de la sexualité. Si nous étions, dès l’adolescence, plus en phase avec notre sensualité, les gens auraient moins d’appréhensions à consulter un sexologue. »

03

Rien à perdre

Elise R. a étudié la criminologie et les sciences religieuses avant de se former au métier de sexologue. En marge de son activité d’enseignante, elle officie dans un cabinet en tant que sexologue. Elle est spécialisée dans les divergences d’ordre sexuel au sein du couple.

« Qu’avez-vous à perdre? Peu importe l’issue de la thérapie, vous en sortirez grandis. La vision d’une personne neutre et extérieure sur votre couple peut être d’une grande aide. Parfois, ça échoue, mais ça peut aussi vous aider à résoudre votre problème en une seule séance. Une thérapie ne dure pas forcément des mois ou des années. »

04

Un moment de libération

Erika P. a étudié les langues germaniques avant de se lancer en tant que sexologue, il y a 16 ans. Sa spécialité: le contexte relationnel d’un problème de couple.

« Face à un sexologue, vous pouvez tout dire. Et ce, en toute sécurité! Une discussion, lorsqu’elle est neutre, est libératrice. C’est un cadeau que vous vous faites à vous-même. »

Retrouvez plus de conseils de nos quatre experts dans le GAEL de novembre, disponible en librairie.

SUR LE MÊME SUJET: