Une personne à qui vous confiez vos cheveux et qui ne vous déçoit jamais vous donne envie de vous abandonner totalement. Alors au fil du temps, à force de confidences et de rires entre deux coups de ciseaux, se tisse parfois une relation unique, marquée par une vraie complicité. Victoria, 27 ans, nous parle de son coiffeur Frédéric.

DE MÈRE EN FILLE

«Lorsque j’ai commencé à me faire coiffer par Fréderic, ma maman y allait depuis quelques mois. Avant de tomber sur lui, elle a cherché très longtemps le coiffeur idéal. L’approche de Frédéric l’a conquise tout de suite. Moi-même, j’ai d’emblée vu la différence. Son style restait classique, mais elle n’avait jamais l’air sévère ou trop stricte. Je pense que Fréderic a un vrai feeling: il sait exactement ce qu’on aime, ce qu’on dégage comme énergie! Il s’en inspire et coupe en conséquence. Il ne demande pas aux femmes ce qu’elles veulent. Il a l’audace de leur imposer sa vision. La première fois qu’il m’a coiffée, j’avais 21 ans. Dès le premier rendez-vous, mon entourage a remarqué la différence. On me demande d’ailleurs souvent qui est mon coiffeur. Ce qui frappe chez lui, c’est qu’il est à la fois très sarcastique et ultra-chaleureux.

« S’il me proposait de changer complètement de look, je le suivrais. »

Maman l’a souvent invité à des dîners à la maison. Pour moi, Fréderic n’a donc jamais été un inconnu. Au salon, c’est pareil. Je m’y sens comme chez moi. Derrière son apparence très prestigieuse, c’est un lieu qui donne envie de prendre le temps. Et c’est ce que nous faisons: on se raconte nos vies, les derniers ragots. Fréderic est le coiffeur le plus demandé du salon. S’il me proposait de changer complètement de look, je le suivrais. Récemment, il a d’ailleurs réussi à me convaincre de raccourcir mon carré. Ce qui, en soi, est déjà un exploit! Dernièrement, nous nous sommes croisés au Japon. J’y accompagnais mon amoureux, musicien. Fréderic était là pour coiffer la reine Mathilde. Détail amusant: il s’attendait à ce que je sois, en tant que fidèle cliente, la digne représentante de son travail. En fait, par manque de temps, je n’avais pas soigné mes cheveux. Ils étaient dans un état désastreux. Fréderic n’a pas manqué de me charrier là-dessus. Son humour, c’est l’une des choses que j’aime le plus chez lui. Et aussi Lola, son chien, la mascotte du salon. Sans elle, le salon ne serait pas le même.»

DIDIER ET ROSALINDE, BRUXELLES.

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