Thomas Gunzig, c’est bien plus qu’un cerveau bien garni. La preuve avec cette rencontre amicale entre notre GAEL Guest et la comédienne Emilie Guillaume. D’après l’article de Florence Hainaut dans le GAEL de juillet (photos: Filip Van Roe).

Repousser la peur

«Elle, c’est une bête», nous prévient Thomas. Elle, c’est Émilie Guillaume, chorégraphe de combat, une discipline qu’elle enseigne aux apprentis comédiens à l’IAD. À 32 ans, elle a inventé son métier. Elle est à la fois cascadeuse, doubleuse voix, comédienne, coach sportif. «J’ai toujours voulu faire des arts martiaux, mais mes parents m’ont fait faire du théâtre. Je voulais avoir des muscles et me battre.» C’est vers l’art dramatique qu’elle se tourne en intégrant l’IAD, mais le cœur n’y est pas totalement. «Je ne corresponds pas au prototype de la comédienne. Dans ma classe, toutes les filles étaient de jeunes premières et moi, j’étais un peu différente.» Trop sportive, entend-elle souvent. Alors elle fonce et passe deux ans au cirque de Pékin. Elle avait la puissance, elle apprend la technique. Et le chinois. Et son envie de tourner avec Jackie Chan s’en trouve renforcée.

 « en combat comme à la radio, il a ce côté mordant tout en restant gentil. »

«Du coup, Thomas, quand il y a eu ta pièce « Et avec sa queue, il frappe », j’y ai couru, j’étais à la première. Une pièce qui parle de Bruce Lee, je ne pouvais pas manquer ça!» De Thomas, elle connaissait les chroniques matinales sur La Première. «Après l’avoir rencontré, je crois que je vais encore plus aimer son travail. Et en combat comme à la radio, il a ce côté mordant tout en restant gentil.» Ces deux-là ont joué à se battre pour les photos, mais se sont gentiment emballés et se sont filé plein de coups en rigolant*. Ils enfilent des gants («Ça fait moins mal, ça donne envie d’y aller franchement»), se prennent des pêches. «Sorry», rigole Émilie, après une droite proprement plantée dans un Thomas hilare. «La boxe, c’est anti-violence. Ça a l’air bête, dit comme ça, mais tu apprends à canaliser…»

* AUCUNE SPORTIVE N’A ÉTÉ MALTRAITÉE PENDANT LE TOURNAGE.

Le corps et les méninges

Il y a quelques semaines, Thomas Gunzig a posté sur Facebook une photo de lui. En filigrane, sous son t-shirt, des pectoraux. S’en est suivi un déluge de commentaires admiratifs, voire énamourés. Et surtout, complètement étonnés. On peut ainsi manier la plume et soulever des poids? Faire travailler le corps et les méninges? De Thomas, on connaît le talent, la voix et le rythme, si personnel, saccadé parfois, quand le matin, sur La Première, il choisit un sujet grave pour sa chronique. Un rythme quasi haletant et des mots choisis savamment, quand, mine de rien, il nous oblige à penser autrement, plus humainement. De Thomas, on connaît aussi le visage. Voire l’ombre, pour certains. Cette silhouette discrète, qui ne fait que passer dans les couloirs de la RTBF, tôt, très tôt le matin, emmitouflée dans un sweat polar en fin de vie, sorte de transition entre le pyjama et la vraie tenue qu’on enfilera, mais là c’est pas l’heure. «Ah, maintenant, je mets une chemise!» – l’arrivée de la vidéo de qualité dans le studio de la radio vous privera donc de cette vision polaire.

1. Thomas Gunzig et Emilie Guillaume: les images

2. Thomas Gunzig et Emilie Guillaume: les images

3. Thomas Gunzig et Emilie Guillaume: les images

4. Thomas Gunzig et Emilie Guillaume: les images

5. Thomas Gunzig et Emilie Guillaume: les images

6. Thomas Gunzig et Emilie Guillaume: les images

GAEL JUILLET

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