Combien d’athlètes peuvent se vanter d’avoir remporté les Jeux Olympiques et les Championnats du monde dans sa discipline? À seulement 23 ans, Nafissatou Thiam est la reine de l’heptathlon. Avec autant de victoires, la belle Nafi pourrait prendre la grosse tête, mais il n’en est rien. L’athlète reste naturelle et garde constamment la tête sur les épaules. Une qualité qui lui vient de sa personnalité mais aussi de son entourage… Elle nous présente, via ces quelques images, sa famille et ses proches.

Nafi, son album de famille

Nafi et ses frères et soeurs

« Ma grande sœur Fama, mon grand frère Issa, puis moi et mon petit frère Ibrahima »

« Je suis née à Bruxelles. Vers mes 5-6 ans, mes parents se sont séparés. Avec ma maman, on est allés vivre à Rhisnes (dans la province de Namur, NDLR), elle voulait un environnement plus vert pour ses jeunes enfants. Ça bougeait beaucoup à la maison: on était quatre enfants, mon grand frère Issa, ma sœur Fama, puis moi, et ensuite mon petit frère Ibrahima. Lui et moi n’avions qu’un an d’écart, on était super proches, et tout le temps à deux. Encore aujourd’hui, on nous appelle les «deux petits», alors qu’il fait 1 mètre 96 et moi 1 mètre 84. On fréquentait la petite école du village. Je passais tout mon temps à l’extérieur, à faire du vélo, à jouer avec le chien… Rester devant la télé, ce n’était pas trop mon truc. »

Proche de sa maman

« J’aimerais remercier beaucoup de monde. Mais avant même mon coach, je dirais merci à ma maman. Parce que c’est elle qui m’a apporté le plus. Elle a fait énormément pour moi, pour l’athlétisme mais aussi pour tout le reste. Ma maman a toujours su tout combiner: ses quatre enfants, son travail de prof de français et histoire en secondaires à Bruxelles (pas la porte à côté!). Je ne sais pas comment elle a réussi à être partout à la fois. Grâce à sa détermination, à son talent pour s’organiser sûrement. J’essaie de prendre exemple sur elle pour ça, mais pour le reste, on a des caractères totalement différents… Elle est très stressée… Ce qui est peut-être lié à tout ce qu’elle devait gérer, évidemment. Même quand elle me voit en compétition, elle stresse. Moi c’est l’inverse. »

Un coach très présent

« J’ai toujours eu du plaisir dans le sport, c’est pour ça que j’en ai fait autant. Après avoir fait mon tout premier cross — tout près de chez moi, je n’étais même pas inscrite dans un club —, j’avais gagné des pots de confiture. Alors j’en ai fait d’autres pour en gagner encore: je suis une fan de sucre! J’avais 6 ou 7 ans. C’est comme ça que j’ai commencé l’athlétisme, en fait. Cette photo date de 2013. J’étais avec ma maman et mon entraîneur Roger Lespagnard. J’avais battu le record du monde junior du pentathlon! ». (Hélas, le résultat n’a pas été homologué car le contrôle anti-dopage n’a été effectué que le lendemain.)

La victoire dans le sang

Nafi entourée de sa maman, de sa nièce, de sa belle-soeur, de sa soeur et de son petit frère au mémorial Van Damme en 2016.

« Ma maman est heptathlonienne, elle aussi. Elle a même été championne d’Europe en catégorie masters en 2014. C’est une passion qu’on a en commun. Ma maman avait fait de l’athlétisme quand elle était jeune. Mais comme elle y allait à vélo et qu’il n’y avait pas d’autre club dans le coin, elle a dû arrêter à 15 ans quand le sien a fermé. C’est une bonne athlète. Elle faisait surtout des épreuves de long. Tout ce que je déteste! J’avais 7 ans quand mon petit frère et moi avons commencé l’athlétisme. Comme on n’avait pas de voiture à l’époque, ma maman nous y accompagnait en train. Il fallait en prendre deux. Du coup, elle attendait dans les tribunes. C’est là qu’elle a vu des gens de son âge, plus ou moins 35 ans à l’époque, faire de l’heptathlon. Elle s’y est remise »

GAEL en août

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