Si la Belgique entière se met à vibrer quand Nafissatou Thiam s’élance sur la piste, notre médaillée d’or, elle, se départit rarement de son calme olympien. Cette capacité à rester focus, si jeune, nous a laissées bouche bée. Surtout qu’elle s’assortit d’une tonicité communicative et d’une réelle ouverture au monde. Pour faire connaissance avec notre Guest d’août, voilà 3 choses à savoir à son sujet. 

01

Elle a grandi dans un village

« Je suis née à Bruxelles. Vers mes 5-6 ans, mes parents se sont séparés. Avec ma maman, on est allés vivre à Rhisnes (dans la province de Namur, NDLR), elle voulait un environnement plus vert pour ses jeunes enfants. Ça bougeait beaucoup à la maison: on était quatre enfants, mon grand frère Issa, ma sœur Fama, puis moi, et ensuite mon petit frère Ibrahima. Lui et moi n’avions qu’un an d’écart, on était super proches, et tout le temps à deux. Encore aujourd’hui, on nous appelle les «deux petits», alors qu’il fait 1 mètre 96 et moi 1 mètre 84. On fréquentait la petite école du village. Je passais tout mon temps à l’extérieur, à faire du vélo, à jouer avec le chien… Rester devant la télé, ce n’était pas trop mon truc. »

02

Elle doit tout à sa maman

« C’est elle qui m’a apporté le plus. Elle a fait énormément pour moi, pour l’athlétisme mais aussi pour tout le reste. C’est quelqu’un qui a beaucoup de caractère, qui trouve toujours une solution à tout. Aujourd’hui encore, quand j’ai des problèmes ou que je dois prendre une décision, c’est la première personne que j’appelle. Ma maman a toujours su tout combiner: ses quatre enfants, son travail de prof de français et histoire en secondaires à Bruxelles (pas la porte à côté!). Je ne sais pas comment elle a réussi à être partout à la fois. Grâce à sa détermination, à son talent pour s’organiser sûrement. J’essaie de prendre exemple sur elle pour ça, mais pour le reste, on a des caractères totalement différents. »

03

Si elle n’était pas championne, elle serait…

« Je continuerais mes études de géo. Si on mettait de côté le fait que je dois gagner ma vie, je ferais des voyages, j’adore ça. Avec l’athlé, j’ai l’occasion de voyager beaucoup mais pas forcément de visiter. Je commencerais par l’Islande et le Pérou. Puis je tenterais bien un roadtrip à travers les États-Unis. Enfin, ce sera pour après… Donc le plus tard possible, j’espère. Car j’adore ce que je fais. Mais en sport, le moment de la sortie est difficile à estimer. Une blessure et ça peut s’arrêter bêtement. Mais si tout va bien, ça peut durer jusqu’à 30 ans, et même au-delà. Certains font des pauses, ont un enfant et reviennent après. »

GAEL en août

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