Non, tout le monde ne bosse pas dans un bureau fermé! C’est en terrasse que Thomas Gunzig, notre GAEL Guest de juillet, a pris ses quartiers. C’est d’ailleurs à cet endroit que notre journaliste Paloma de Boismorel l’a rencontré.

La rencontre

Thomas Gunzig nous attend dans un vrai café avec des bruits de verres qui s’entrechoquent, de machines qui crachent et de gens qui se disent bonjour. Il est 9h, son ordinateur est déjà ouvert sur une petite table contre le mur du fond. Le scoop, c’est que celui qui nous sert régulièrement son «Café serré» sur La Première carbure au thé vert. L’autre scoop, c’est qu’il vient effectivement là tous les matins depuis trois ans pour travailler.

Lorsque Thomas a quitté son emploi dans une librairie pour se consacrer à plein temps à l’écriture, il a vite compris qu’il ne pourrait pas vivre seulement de ses romans et a risqué sa plume sur beaucoup de terrains. Aujourd’hui, il rédige des billets pour la radio et la presse, il écrit des pièces de théâtre à succès, des scénarios de films (Le Tout Nouveau Testament, Mon ange), mais également de BD (projet avec François Schuiten).

Vie de famille

«Ce sont des formes de narration différentes, mais l’essentiel est toujours là, il s’agit de raconter des histoires, d’inventer des personnages et d’intéresser un public.» Question organisation, imagination ne rime pas forcément avec improvisation, car Thomas aime les journées bien calibrées. «J’ai la chance d’avoir des enfants», annonce-t-il avec humour. Du coup, le matin, c’est lever à 6h30, préparatifs et conduite à l’école, puis direction le Bar du matin, à Forest, à Bruxelles, où il s’installe dès l’ouverture à 8h. «C’est un peu comme si j’étais employé de moi-même, il faut des automatismes sinon on remet vite les choses au lendemain.»

« quand tu écris, c’est difficile de rester focus pendant quatre heures d’affilée… »

La raison du choix de l’endroit est géographique (il habite à Uccle), mais aussi stratégique («Il faut qu’il y ait un peu de passage et que ce soit suffisamment grand pour être anonyme»). Paradoxalement, l’agitation l’aide à se concentrer. Un peu de musique dans les oreilles et il est dans sa bulle. Que ce soit du Mozart ou de la pop américaine, il la choisit toujours en fonction de ce qu’il écrit. En revanche, il prend volontiers des nouvelles d’un ami ou d’un collègue qui passe. «De toute façon, quand tu écris, c’est difficile de rester focus pendant quatre heures d’affilée.»

« Je n’ai pas de bureau »

Son seul ennemi quand il travaille, c’est «le type qui vient manger des chips ou une omelette bien parfumée à côté». Le bruit des mâchoires, l’odeur… ça lui donne «envie de tuer». Quand on lui demande pourquoi il n’écrit quand même pas quelquefois chez lui, Thomas Gunzig explique qu’il n’a pas de bureau, que le matin les miettes du petit-déjeuner restent sur la table de la salle à manger mais que l’après-midi, il travaille effectivement… sur son lit. «Généralement, je fais quelque chose qui demande moins de concentration, comme répondre à mes e-mails ou relire un texte.»

GAEL JUILLET Envie d’en savoir (beaucoup) plus sur notre Guest Thomas Gunzig? Découvrez la rencontre en intégralité dans le GAEL de juillet, disponible en librairie!

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