Un saut libérateur et une fin de séjour inattendue: le talentueux Loïc Nottet nous raconte, en image, ses dernières aventures à la neige. Par Isabelle Blandiaux. Photo: doc. privé.

La photo perso de Loïc Nottet

Je suis parti à la montagne avec une bande de potes pendant les dernières vacances d’hiver. On a fait une randonnée de trois heures en raquettes jusqu’à un endroit depuis lequel on avait une vue splendide sur le mont Blanc. Il y avait certains passages un peu plus difficiles, mais je ne me suis jamais arrêté, j’ai un bon cardio grâce à la danse. En bas, j’étais habillé très chaudement, puis, le soleil donnant, j’ai enlevé toutes les couches au fil de l’ascension pour me retrouver en t-shirt. Quand on a atteint le point culminant, avec toute cette étendue de neige et la vue magnifique, on a tous eu envie de faire des photos un peu drôles. C’est donc un ami qui a pris ce cliché où je plonge dans la poudreuse. Spécialiste de la randonnée en montagne, c’est lui qui nous a guidés ce jour-là. Il connaît les bons gestes et a les bons réflexes pour évoluer en toute sécurité.

« Dans l’imaginaire, les paysages glacés sont souvent reliés à la mort, à des univers sombres qui me fascinent depuis mon enfance. »

Ce séjour était pour moi le deuxième aux sports d’hiver. Plus jeune, je voulais toujours aller faire du ski, mais ma maman n’aimant pas trop la neige, on partait plutôt en été au soleil. Je ne suis pas un pro de la glisse, mais j’adore vraiment la neige et le froid. C’est pour cela que j’aimerais beaucoup avoir la chance d’aller vivre au Canada un jour. Pour connaître des hivers très rudes. Je ne sais pas pourquoi cela m’attire autant, mais je déteste transpirer, avoir trop chaud. Dans l’imaginaire, les paysages glacés sont souvent reliés à la mort, à des univers sombres qui me fascinent depuis mon enfance.

« Cette photo symbolise bien ma démarche pour mon nouvel album : je me lance ! »

Le lendemain ou surlendemain de cette photo, j’ai fait  une chute sur une piste verglacée et je me suis blessé à l’épaule. C’était le dernier jour de mon séjour, je suis rentré en Belgique, où j’ai été opéré. Ma blessure se situe au niveau de l’articulation, avec un décollement musculaire important, ce qui demande une grosse rééducation. Je fais énormément de kiné pour me rétablir le plus vite possible. D’ici un an, je pense que je serai complètement sorti d’affaire. Pour mon concert à Forest National fin avril, je donnerai de toute façon le maximum avec les danseurs. On prépare des performances inédites et des surprises pour cette date très importante à mes yeux. Cette photo symbolise bien ma démarche pour mon nouvel album : je me lance ! J’ai pris des risques en explorant plusieurs styles, de nouvelles sonorités. À 23 ans, j’ai envie d’évoluer, d’aller plus loin. J’ai encore plein de choses à apprendre sur le monde, les autres et moi-même. »

SON ACTU

Loïc Nottet vient de remporter deux Décibel Music Awards dans les catégories Pop et Auteur- Compositeur. Il publie son 2e album, Sillygomania. « Ce disque est volontairement éclectique. Il me permettra de passer d’un mood à l’autre sur scène. Un état d’esprit dans lequel je me suis retrouvé pendant la composition : je me suis senti comme dans un ascenseur émotionnel pendant 18 mois. »

  • SILLYGOMANIA (SONY), DÈS LE 20/3.

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