Bernard Yerlès est notre GAEL Guest du mois de février. C’est l’occasion pour nous de vous dévoiler 5 faits méconnus sur le comédien belge.

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Bernard Yerlès a grandi dans un milieu chrétien influencé par Mai 68

« Dans un milieu chrétien, bourgeois, bruxellois. De papa né à Bruxelles mais d’origine française, prof d’université, et de maman carolo, enseignante aussi. J’ai retrouvé des clichés qu’un photographe était venu faire de la jolie petite famille, quatre enfants à table, ma mère bien habillée… Puis mai 68 passe par là, et ces chrétiens de gauche basculent dans la vague hippie-et-thérapie-de-groupe. Ils emmènent toute la famille dans ce qui est à la fois une libération (pour eux) et un tourbillon (pour nous).

J’ai 8 ans, on emménage dans une grande maison où il y aura tout le temps du passage. Mes parents avaient besoin de penser à eux, et c’est légitime. Mais en travaillant là-dessus, je découvre que moi, l’aîné, qui me croyais solide, j’ai été complètement perdu. C’est quoi la famille, c’est quoi l’amour quand toutes les libertés sont autorisées? »

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Selon lui, il y a quelque chose de bon à retirer de toute expérience et toute rencontre

« Je suis d’emblée dans l’empathie. Ca me fait penser à une partenaire avec qui j’ai beaucoup joué: à l’inverse de moi, elle éprouve de la méfiance au contact de toute nouvelle personne. Souvent, je revenais lui dire: « Tu vois, il n’y avait rien à craindre! ». Elle approuvait mais ça ne changeait pas son a priori suivant. C’est con à dire, mais j’aime les gens. Et j’aime la gentillesse. Peu m’importe si pour certains, « gentil » veut dire « ne pas avoir de couilles ».

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Il est distrait mais…

« Je n’oublie jamais les moments où j’ai été heureux, ils sont gravés. Je n’oublie pas qu’on est imparfait. Plus concrètement, je n’oublie pas l’anniversaire de mes enfants, ni quand j’ai un jour de tournage. J’oublie des rendez-vous mais étonnamment, jamais d’aller bosser! »

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Son rôle préféré est celui dans Sud lointain

« Je citerai d’abord celui qui m’a permis de m’asseoir dans le métier en France: mon personnage dans la série Sud lointain, que j’incarne sur 30 ans. On a tourné pendant 3 mois et demi au Vietnam! Sinon, j’ai aimé mon rôle dans la pièce La Mission, de Heiner Müller, qu’on a jouée partout en Europe pendant 3 ans et demi. J’étais peint en noir de la tête aux pieds, une vraie abnégation, très physique, très exigeant. Ca pourrait aussi être le Don Juan que j’ai proposé au directeur du Théâtre du Parc et joué il y a deux ans. Ou mon rôle dans Le Père, avec Robert Hirsch, acteur que j’admirais par-dessus tout. Comme je reprenais le rôle, je n’ai eu que deux jours de répétition avant de me retrouver sur scène face à lui. Le grand bain devant une salle peine. Je n’ai jamais eu autant le trac de ma vie. on a eu le Molière cette année-là »

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Il se balade toujours avec un limonadier et se déplace en Vespa

« J’ai toujours un limonadier sur moi. Le plus classique, avec deux crans. Il doit être avoir cette forme-là et pas une autre. A Bruxelles, je me déplace en Vespa, c’est tellement plus rapide avec tous ces embouteillages. C’est une 125 cc, je peux même aller jusque chez mon père à Grez-Doiceau. »

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