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Benjamin Biolay tient sa revanche

 

C'est un workaholic de la musique. Et il ne se refuse pas au cinéma.  A quarante ans, Benjamin ne compte pas ralentir le rythme. On dirait même qu'il accélère… Interview par Joëlle Lehrer.

Votre nouvel album s'intitule "Vengeance". Criez-vous vengeance ou vous en moquez-vous?

"C'est un pied de nez. La vengeance, potentiellement, c'est de l'amour. Ici, je propose un petit manifeste. La seule vraie vengeance, c'est l'oubli. C'est un plat qui se mange tiède. Mais aussi un beau mot. Avec un V comme victoire. Je sortirais d'un échec discographique patent, je ne me serais jamais permis d'appeler ce disque comme ça."

Vous avez réalisé une chanson inspirée par l'Argentine. D'où vous vient ce goût pour ce pays?

"Très jeune, j'étais attiré par ce pays et sa culture. J'y reconnaissais des personnages hauts en couleurs comme le Che, Maradona ou Evita Peron. Et puis, en y allant, je ne me suis pas trop senti dépaysé. À Buenos Aires, ce n'est pas dur. L'influence européenne y est très forte. Dès que j'atterris là-bas, je m'apaise."

Mais vous n'y êtes pas connu?

"Ils me connaissaient avant que je ne m'y rende. La première fois que j'y suis allé, je pensais chanter devant quarante expatriés français et je me suis retrouvé devant quatre mille Argentins qui avaient payé leur place. (Rires). J'ignorais qu'une de mes chansons était un hit chez eux."

J.L.

Lire l'intégralité de l'interview dans le GAEL de novembre.