La face cachée du nouveau roi du roman policier, un dossier spécial santé mentale et une escapade ensoleillée en Provence: le GAEL de mai est arrivé!

JOËL DICKER EN GUEST…

La première fois que j’ai vu Joël Dicker, c’était il y a dix ans, à une foire du livre où sa file de fans aux dédicaces dépassait tellement celle des autres auteurs que c’en était presque gênant. Son roman La Vérité sur l’affaire Harry Quebert avait coûté des nuits trop courtes à au moins cinq millions de personnes dans le monde, mais c’est comme si personne n’en tenait rigueur à ce beau gars souriant de même pas 30 ans. En 2022, le Genevois, qui a publié quatre romans depuis, sort enfin une suite : L’Affaire Alaska Sanders. Dans la foulée, l’entrepreneur en lui, celui qui admire le talent d’anticipation d’Elon Musk, lance sa propre maison d’édition.

Romancier, businessman… mais c’est en papa cool que Joël Dicker arrive à notre rendez-vous, escorté d’un petit lui de 3 ans tout juste émergé de sa sieste, qui fait rouler sa voiturette sur le bord des canapés. Cela nous vaudra le plaisir de voir passer la sympathique épouse du romancier, Constance, venue prendre le relais baby-sitting. Au passage, elle dépanne son homme aux prises avec la partie existentielle de mon interrogatoire : « C’est quoi encore la marque de ce pull hyper moelleux que tu as en noir et moi en bleu ? » (voir p. 18).

“Pour l’auteur excentrique ou torturé, on repassera. Joël Dicker s’amuse de temps à autre des libertés qu’offre le statut d’artiste”

Pour l’auteur excentrique ou torturé, on repassera. Joël Dicker s’amuse de temps à autre des libertés qu’offre le statut d’artiste, comme porter des baskets avec un costume, mais il se décrit plutôt comme du genre réfléchi, un réfléchi qui agit. Lorsqu’il paraphrase la citation qu’il a choisie pour nous, « Who dares wins », le romancier dévoile un pan des doutes qui l’assaillent avant l’action. Mais il en a fait un jeu : il les affronte un par un et choisit de ne pas se laisser enfermer, pensant aux regrets qu’il aurait à rester figé.

Dans ce numéro, on vous parle aussi du moral des Belges : pas rose. Il me traverse l’esprit que pour aller mieux — outre une reconnexion à la nature et une garde-robe aux couleurs défiant la morosité  —, il y aurait quelque chose à piquer à Joël Dicker : son talent à se mettre en mouvement.

Anne-Sophie Kersten, rédactrice en chef

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Bonne lecture!