C’est un fait, la fibre entrepreneuriale, vous l’avez. Mais vous hésitez encore entre créer votre propre société ou reprendre une entreprise existante. Il est vrai que les repreneurs potentiels ont l’embarras du choix et devraient être plus sollicités encore dans les années à venir. Savez-vous par exemple qu’en 2015 à Bruxelles, 22% des indépendants étaient âgés de 55 ans et plus, que 53% d’entre eux envisageaient la transmission dans moins de 5 ans (chiffres UCM) et que ces dernières années, le pourcentage de transmissions familiales est clairement en diminution ?

Dans les règles de l’art

Alors, pourquoi pas ? A condition bien sûr de faire les choses dans les règles de l’art et d’agir avec circonspection. La transmission d’une entreprise peut se faire par la cession du «fonds de commerce», c’est-à-dire d’un ensemble d’actifs, matériels ou non, ou par la cession des parts d’une société. Ces deux configurations possèdent leurs spécificités propres mais présentent aussi quelques avantages et inconvénients communs.

« après 3 ans, le pourcentage d’entreprises reprises encore existantes est supérieur à celui des entreprises créées ex nihilo! »

Les points forts

Parmi les principaux atouts, pointons que pour le repreneur, le fait de racheter une entreprise permet de disposer directement d’une structure opérationnelle (infrastructure, clients, fournisseurs, partenaires et salariés) qui «tourne» déjà. L’entrepreneur échappe donc à cette délicate phase de création au départ d’une page blanche souvent très chronophage et énergivore. Mieux, il pourra se rétribuer dès la reprise de l’activité. Le repreneur trouvera aussi auprès du cédant un précieux accompagnement souvent formalisé par écrit dans la convention de cession qui en règle les détails. Les organismes de crédit et investisseurs privés de type «business angels», rassurés par les antécédents de l’entreprise facilement vérifiables, seront plus enclins à accorder les financements externes nécessaires. Conséquence positive de tout ce qui précède: après 3 ans, le pourcentage d’entreprises reprises encore existantes est supérieur à celui des entreprises créées ex nihilo!

… Et les points faibles

Mais tout n’est évidemment pas parfait pour autant et le candidat repreneur devra se montrer très attentif aux raisons qui ont poussé le cédant à désirer remettre son entreprise afin d’éviter de se retrouver englué dans des problèmes tels que litiges en cours, mauvaise réputation sur le marché, problèmes avec les syndicats,… Heureusement, des spécialistes peuvent l’aider à y voir plus clair grâce à la démarche de «due diligence». Il est aussi très important pour lui d’évaluer correctement la valeur de l’entreprise qu’il souhaite acquérir. En effet, l’apport personnel du repreneur est souvent conséquent et peut mettre à mal sa situation financière personnelle. Pour ceci aussi, un spécialiste pourra lui conseiller la meilleure méthode de valorisation de cette entreprise. Si les conclusions sont satisfaisantes, il ne restera plus à notre candidat-entrepreneur qu’à négocier le prix avec le cédant… Après la cession, le repreneur devra veiller dès ses premiers jours dans l’entreprise à nouer d’excellentes relations avec les salariés. De même, il devra tisser une relation de confiance avec les clients, fournisseurs et partenaires existants. Bref, il devra être immédiatement opérationnel, ce qui signifie qu’il doit avoir une parfaite connaissance de l’entreprise qu’il reprend et du secteur d’activité.

« vigilance et réflexion sont de mise afin d’éviter toute mauvaise surprise »

Alors, convaincue?

On l’aura compris, il n’existe pas de formule miracle. Tout dépend du projet d’entreprise, de la personnalité de l’entrepreneur, du secteur d’activité, du capital financier disponible…

Quoi qu’il en soit, vigilance et réflexion sont de mise afin d’éviter toute mauvaise surprise et le recours  à des experts dans les différentes étapes du processus de reprise est hautement conseillé. Mais heureusement, différents organismes bruxellois sont en mesure de vous aider et de vous accompagner.

Pour vous orienter en la matière, n’hésitez pas à contacter le service 1819 par téléphone, via son site www.1819.brussels, par mail à l’adresse info@1819.brussels ou en le rejoignant à l’infopoint 1819 Ch. de Charleroi 110, 1060 Bruxelles du lundi au vendredi de 13 à 17 heures.

 

J’ENTREPRENDS MALIN: