Terminés, les clichés sur les femmes et les aspirateurs ou les publicités sur le ménage? Le Royaume-Uni a décidé de ne pas rester les bras croisés.

Après plusieurs campagnes polémiques, les Britanniques ont enfin décidé de mettre le holà aux publicités sexistes. Désormais, l’Advertising Standards Autority (le comité qui établi les règles en ce qui concerne les publicités) pourra bannir les campagnes qui font la promotion de « stéréotypes de genre ». Terminés, les clichés sur les femmes qui ne peuvent pas se garer et qui ne pensent qu’à se maquiller ou sur les hommes qui passent leur vie à boire des bières sur le canapé devant leur match de foot (égalité des sexes oblige). Cette décision a été prise suite à une vaste étude menée sur les publicités outre-Manche.

Des publicités néfastes

Dans ce rapport, les chercheurs détaillent les conséquences des publicités sexistes. Selon eux, les annonces de certaines marques renforcent les stéréotypes. « Certaines campagnes de pub jouent un rôle dans l’inégalité des sexes, et ce, avec un coût pour les personnes, l’économie et la société », assurent les chercheurs. La solution? Mieux contrôler les publicités! Ainsi les Britanniques peuvent dire au revoir aux publicités qui « représentent des membres d’une famille mettant le désordre tandis qu’une femme est la seule responsable du nettoyage », celles qui « suggèrent qu’une activité est inappropriée pour une fille car elle est associé aux garçons, et vice versa », ou encore celles dans lesquelles « un homme échoue à réaliser une tâche parentale ou domestique simple ».

Pas une première

Ce n’est pas la première fois que le comité qui gère les publicités outre-Manche passe à l’acte. En effet, l’ASA avait déjà fait interdire la diffusion de publicités accusées d’abus de Photoshop. Certaines marques avaient abusé du logiciel de retouche, déformant ainsi les traits longilignes de leur mannequin ou exagérant les effets de leur produit (on pense notamment à la marque Rimmel qui, il y a quelques mois a étoffé les cils de son égérie Cara Delevingne). Un bon début!

À lire aussi: