Le « Jour du Dépassement », c’est ce mercredi 2 août. Des forêts ont été rasées sans avoir le temps de repousser, des poissons ont été pêchés sans pouvoir se reproduire, des tonnes de nourriture ont été jetées à tort. À dater d’aujourd’hui, la population mondiale a épuisé l’entièreté des ressources de la planète.

L’humanité va vivre « à crédit » jusqu’au 31 décembre

L’ONG Global Footprint Network révèle dans un communiqué de presse que l’humanité a utilisé plus de ressources que la nature ne peut en générer en un an. En d’autres termes, pour continuer à nous nourrir et à nous déplacer, nous allons devoir exploiter à outrance et compromettre les richesses de notre écosystème jusqu’à la fin de l’année 2017. A titre d’exemple, l’institut de recherche Global Footprint Network indique qu’il faudrait 1,7 planète pour répondre aux besoins de la population.

Chaque année le « Jour du Dépassement » devient plus précoce

Depuis le début des années 70, la planète est déficitaire de par son incapacité à reconstituer ses réserves naturelles. L’ONG souligne la précocité croissante de l’Overshoot Day (Jour du Dépassement, en anglais). S’il tombait en novembre en 1985, cela fait près de huit ans qu’il a lieu en août. A ce rythme, deux planètes seront en effet nécessaires pour maintenir le rythme effréné de la population.

L’urgence de la conscientisation

Ces nouvelles sont alarmistes mais Mathis Wackernagel, le directeur général de l’ONG, considère qu’il est possible de vivre en fonction des capacités naturelles planétaires. Il est envisageable de retrouver un équilibre entre notre consommation et les ressources planétaires d’ici 2030 en faisant reculer la date de l’Overshoot Day de 4,5 jours chaque année. Afin d’éveiller les consciences, Global Footprint Network propose à tout un chacun de calculer son empreinte écologique sur son site internet. Bien que cet indicateur soit critiqué par certaines études scientifiques, il permet néanmoins de sensibiliser la population.

Quelques actions quotidiennes simples et efficaces

Pour réduire son empreinte écologique de manière efficace, il est notamment possible de modifier sa consommation alimentaire. Arnaud Gauffier, responsable de l’agriculture durable du WWF, indique dans le même communiqué de presse : « Pour cela, il est indispensable de stopper la déforestation, de diminuer notre consommation de produits dérivés des animaux, de lutter contre le gaspillage alimentaire et d’opter pour des modes de production plus durables, comme le bio, l’agroécologie ou la permaculture ».

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